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Morbihan (56)
Rééquilibrer le rapport homme femme sur l'exploitation
 

Pas toujours facile de se faire une place sur l'exploitation lorsqu'on est une femme et que l'on vient de l'extérieur. Alice Barthez, sociologue, a expliqué pourquoi le travail en commun sur la ferme tourne souvent au désavantage des ces dernières, lors de la journée des femmes, organisée par les GVA à Kerguehennec, jeudi dernier. « Il y a encore beaucoup d'exploitations où trois générations vivent sur les mêmes lieux, les parents, le couple, en activité, et les enfants. Leur fonctionnement s'établit autour d'un ensemble d'obligations auxquels ils doivent se soumettre : l'alliance (couple), la filiation (parents-enfants) et la consanguinité (fratrie) ». Un fonctionnement placé sous l'égide de la famille plus que sous l'angle professionnel. « La famille a une histoire dont ne fait pas partie la femme qui arrivait sur la ferme, ou qui y arrive encore, dans certains cas. Elle peut se retrouver avec une fonction d'aide familial plus que d'agricultrice ». Les règles sont souvent celles des parents du mari. « Les traditions, le système de valeur mettent du temps à disparaître ».


­­Prendre de la distance


Les « autorités invisibles » sont légions : les femmes ne conduisent pas le tracteur, les hommes ne vont pas chercher les enfants à l'école. Ces règles peuvent être objet de crispation pour les hommes lorsqu'elles sont transgressées. « Une formation trop pointue de la femme conduit au même problème». Pas toujours évident pour la femme d'avoir une reconnaissance professionnelle permettant de rééquilibrer le rapport homme-femme. « Si ce n'est pas sur la ferme, il faut trouver un milieu où sa compétence peut être reconnue. Le groupe GVA peut être celui là ». Pour la sociologue, la famille doit être autant l'affaire des hommes que des femmes. Idem pour le côté professionnel. Quant aux enfants, il faut savoir s'en séparer, prendre de la distance, notamment avec les enfants qui peuvent s'installer sur la ferme. « Le milieu agricole et sa structure familiale ne s'y prête pas toujours », déplore la sociologue. Bernard Laurent


 


Photo : Au micro : Ludivine Hervé, jeune agricultrice de La Trinité Porhoët, installée sur la ferme familiale de son mari, a témoigné de son installation.


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Date de l'article : semaine du N° du 16 au 22 Mars 2012
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