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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Bovins Viande | Article n°12791 |
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Les marques dopent l'exportation
 

Les exportations françaises de viande bovine vers l'Italie, l'Allemagne et la Grèce sont un enjeu stratégique pour l'équilibre de la filière. Une campagne de communication offensive, financée par l'interprofession, a pour but d'inciter les acheteurs de ces pays à choisir la viande française. « Il faut valoriser l'offre en confortant son image de qualité », assure Pierre Montaner, directeur des filières de produits carnés chez Sopexa, intervenant à l'assemblée générale de l'organisation des producteurs bovins de la Cecab, jeudi 8 mars. Cette valorisation passe par une politique de développement des marques. « La moitié des volumes exportés vers l'Allemagne le sont sous les marques « Charoluxe » et « Gourmet naturel ». Leur notoriété est forte (jeunes bovins de qualité) ». Depuis 3 ans, la marque « Bovillage », qui vante le savoir faire traditionnel français tente de s'imposer en Italie et en Grèce. « Il faut du temps pour asseoir un label. L'objectif est d'en faire une marque de référence de qualité sur ces deux marchés ». La campagne, qui vise les acheteurs professionnels et les consommateurs, mobilise toute la palette des actions de communication : médias, internet, salons....


Conserver les marchés historiques


L'enjeu est important. Les trois pays cités absorbent 80 % des exportations françaises. L'OCDE et la FAO prévoient une régression de la consommation de viande bovine dans l'Union européenne de 3,5% d'ici 2020. « D'où la nécessité de développer les parts de marché, avec une marque et des produits innovants, sur ces pays importateurs où les produits français sont reconnus ». L'Italie est, de loin, le marché le plus important pour la France. Ce marché, où la boucherie de détail est encore très représentée, évolue, avec, comme partout en Europe, l'accroissement des parts de marché des grandes surfaces et des produits standards aux prix plus attractifs pour le consommateur. L'engraissement pourrait, par ailleurs, se réduire en Italie, en raison du prix élevé des céréales, entraînant une baisse des importations de broutards français. Le marché grec est le deuxième marché pour la filière bovine française. Le volume exporté est en baisse de 8 % en 2009 et 5 % en 2010. La crise économique grève les budgets. « Le marché grec est encore dominé par les bouchers détaillants qui sont principalement demandeurs de viande en carcasse ». Sur le marché allemand, une tendance à l'augmentation semble se dessiner depuis 2008. La stratégie commerciale « Charoluxe » de produits haut de gamme qui valorise bien le potentiel du troupeau allaitant français paie et mériterait d'être transposée dans d'autres pays du nord de l'Europe comme le Benelux ou le Danemark.


L'image de la gastronomie française en Chine


Vers les pays tiers les exportations sont devenues quasi nulles. Toutefois les exportations de bovins vivants ont pu reprendre en 2010 vers le Liban et un courant d'échanges s'est ouvert avec la Turquie en novembre 2010. « Ces exportations vers la Turquie sont sujettes aux variations des droits de douane. Ils sont de 15 % sur les animaux vivants et de 75 % sur les viandes. Nous leur avons donc exporté beaucoup d'animaux vivants ». Les échanges mondiaux devraient augmenter de 15 % d'ici 2020. Les pays du Moyen-Orient et du Maghreb, zones de chalandise naturelle de l'Europe, ainsi que l'Asie connaîtront une forte augmentation de leur demande. La filière française doit donc se tourner vers ces régions en s'appuyant, notamment en Chine, sur la notoriété de la haute gastronomie française. Bernard Laurent


 


Photo : La viande bovine française bénéficie d'une image de qualité qu'il faut valoriser, notamment grâce au développement des marques


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Date de l'article : semaine du N° du 16 au 22 Mars 2012
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