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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Volailles | Article n°12744 |
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Un nouveau poulailler remplace les laitières
 

« Après avoir construit un poulailler de 1 200 m2 en 1993, je me suis installé l'année suivante en reprenant les activités lait, porc et cultures de mes parents », explique Jean-Jacques Le Guillou de Lennon. L'exploitation a ensuite grossi : 260 000 L de lait, 1 200 m2 de volailles de chair et 92 ha de SAU, pour une seule personne. En production laitière, les conditions de travail étaient difficiles, car les vaches sont en étable entravée.


Transfert de l'azote vers la volaille


« A 43 ans, j'étais face à un choix », résume Jean-Jacques. Soit continuer en lait en engageant des travaux coûteux de mise aux normes. Soit arrêter le lait et se spécialiser en volailles en s'agrandissant. « Après plusieurs années de réflexion, j'ai choisi d'arrêter la production laitière et de construire un autre poulailler ». La référence azote de l'atelier laitier a été transformée en équivalence volaille (1 200 m2). « L'éleveur a acheté un droit à produire complémentaire correspondant à environ 1 400 unités d'azote pour pouvoir construire 1 500 m2 », explique Philippe Le Page, de Sanders. L'éleveur a choisi un poulailler à ventilation transversale de type Colorado, pour avoir suffisamment de vitesse d'air, pour les lots d'été. Une travée supplémentaire a été ajoutée en pignon pour disposer d'un double sas et d'un préau en pignon. Le bardage est réalisé en panneaux Serwall (Serupa), avec un revêtement renforcé de 250 microns, lisses pour assurer une facilité de nettoyage. « Ils ont une très bonne réaction au feu et assurent une bonne isolation, avec une épaisseur d'isolant de 50 mm en toiture et parois », précise Loïc Rio, directeur commercial Elevage de Serupa.


Plus de 200 €/m2


Le chauffage est assuré par des canons à air chaud. Trois échangeurs d'air Systel récupèrent les calories de l'air chaud sortant. L'équipement intérieur est constitué de 4 chaînes d'alimentation Multibeck et de 5 lignes de pipettes Lubing à godet récupérateur. « En alimentation et abreuvement, il y a une surcapacité d'équipement, mais je l'ai fait pour éviter la mise en œuvre d'alvéoles et de becquets au démarrage et réduire ainsi le temps de travail », confie l'éleveur. L'ensemble de ces équipements a été installé sur treuils électriques. Pour ce bâtiment neuf de 1 500 m2, le coût global se situe autour de 317 000 € (210€/m2) et l'éleveur devrait bénéficier de 16 000 € d'aides du plan de performance énergétique (pour échangeurs et régulation). « Le surcoût pour le suréquipement en chaînes et pipettes est de l'ordre de 10 000 € », précise Philippe Le Page. Le premier poulailler (1993) a également été remis à niveau avec, notamment l'installation de canons à air chaud et de 2 échangeurs de chaleur (coût global de 30 000 à 35 000 €).


Un objectif de 60 €/m2/an


Pour ces deux bâtiments, l'objectif de marge PA (Poussin-aliment) moyenne, pour du poulet lourd sexé Princior, se situe autour de 11,40 €/m2/lot. « Cela correspond aux résultats des 66 % meilleurs lots de Gaevol », précise Philippe Le Page. « Sur l'année, l'objectif de marge PA serait de 60 €/m2 ». Avec l'arrêt des vaches laitières, le volume de travail va diminuer. Dans les deux productions (2 700 m2 de volailles et 92 ha de cultures), l'organisation sera plus facile. « Je disposerai de plus de temps pour surveiller les lots, ce qui devrait aussi contribuer à une amélioration des résultats technico-économiques et à une meilleure qualité de vie ». Patrick Bégos


 


Photo : Les principaux intervenants sur le nouveau poulailler réunis autour de Jean-Jacques Le Guillou (2ème à partir de la gauche).

 





De nouvelles trappes autorégulées
Le bâtiment est également équipé de trappes monobloc Serwall sur les parois. L'éleveur a choisi de mettre en place 15 petites trappes Serlet. « Ce sont des bouches de diffusion d'air, sans moteur, poursuit L. Rio. « La lamelle mobile s'ouvre proportionnellement à la dépression d'air grâce à une lame déflectrice de base, orientable manuellement. Cette petite trappe suffit à assurer l'entrée d'air dans les premiers jours du lot ». Au delà, en fonction des besoins, la trappe principale s'ouvre, pilotée par la régulation Avitouch.



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Date de l'article : semaine du N° du 2 au 8 Mars 2012
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