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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Bovins Viande | Article n°12678 |
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Porte ouverte-vente à la ferme
 

La Charolaise et la famille Le Verge, c’est une vieille histoire de passion familiale pour la génétique. Voilà plus de 40 ans que la race à la robe blanche et à la culotte rebondie est familière des champs de cette ferme de Bodilis. Plus de 40 ans aussi que le père, Jean-Louis, puis le fils, Marc, opère une sélection sévère. Une sélection de fins connaisseurs de la race menée avec détermination vers un type de vaches où s’exprime « la finesse de la viande et les qualités de la race ».


Un troupeau inspiré du berceau de la race


C’est du berceau de la race que sont venues les premières reproductrices qui constituent rapidement un noyau de 40 mères. « Nous avons beaucoup travaillé avec René Bouri, de l’Indre. Puis, nous sommes allés sur la Nièvre où nous trouvions des animaux davantage dans le standard que nous recherchions », raconte Marc Le Verge. Et d’expliquer que, dans l’ensemble, la Charolaise fait aujourd’hui un retour en arrière ou, plus exactement, revient vers un standard plus conventionnel, plus proche de ses fondamentaux. « À l’origine, la Charolaise est une bête trapue, large, etc. Sans négliger l’aspect vêlage qui, quoi qu’on dise, est une priorité ». Aujourd’hui, le troupeau de 90 vaches est accouplé par trois taureaux. Avec toujours cette fidélité au berceau de la race pour s’approvisionner en reproducteurs : « Bouton d’Or (la star du moment), vient de chez Eric Dessauny ; Ficus, de l’élevage Touillon ». Exception à la règle : Fallo, qui fait partie du trio de taureaux adultes, vient de chez Albert et Loïc Merlet, en Vendée. « En 2011, j’ai acheté deux jeunes taureaux dans l’Allier : sur l’élevage Micaud et Laboisse ».


Des caractères bien fixés


Si tant d’attention est portée au choix des reproducteurs, c’est avant tout pour préserver les cumuls génétiques engrangés au fil des générations successives. « Aujourd’hui, nous avons des caractères bien fixés qui s’expriment bien dans le troupeau. Avec l’insémination, nous ne faisons pas mieux, même si je possède de très bonnes vaches issues de taureaux comme Magenta, Casoar, Exclusif, et actuellement, Russ qui convient particulièrement sur génisses ». Reste que l’essentiel des veaux naît de l’accouplement naturel. « J’estime en effet que les index Iboval mettent trop en avant les qualités de l’animal. De ce fait, on néglige trop l’effet cumulé qui est pourtant essentiel dans la fixation des caractères ». Didier Le Du


 


Photo : Marc Le Verge et Bouton d’Or, le taureau-phare de l’élevage







Vente à la ferme
Comme cela se pratique en bassin allaitant, les jeunes reproducteurs de 12 à 16 mois seront exposés dans un bâtiment de la ferme de Guilar, à Bodilis. «Cela permet de visualiser le troupeau, les ascendants. Le tout sans préparation préalable des animaux ». « Tous inscrits ou préinscrits, les mâles ont été triés dans un lot de 43 animaux», explique l’éleveur qui a sélectionné le lot sur les qualités maternelles des vaches (production de lait, performance de croissance, facilité de vêlage…) et sur les qualités de race. «Ici, les défauts éventuels ne sont pas effacés par une préparation à l’auge ou un coup de peigne », insiste Marc Le Verge. Parmi les jeunes mâles mis à la vente, de nombreux fils de Bouton d’Or, arrière-petit-fils de Gladiateur par la mère, un taureau de l’élevage qui avait fait Prix d’Honneur à Nevers en 1992. « En 3 ans, ce taureau a fait 100 veaux sur l’élevage. Des veaux typés viande qui ont beaucoup de potentiel ».






L’élevage



  • 90 vêlages par an : (85 % vêlage facile + aide facile sur les 60 derniers vêlages). Moyenne vaches + génisses : 475 kg de carcasse – 30 % en R+ ; 70 % au-delà.

  • Jeunes bovins : 438 kg à 16,2 mois.

  • Engraissement des femelles :
    - Phase de pré-engraissement de 30 jours avec une ration très protéinée (26 %).
    - Phase d’engraissement de 60 jours avec ration très riche pour obtenir une viande persillée et couverte à point.Complémentation minérale dans l’eau de boisson : « Un des objectifs est de mieux préparer les vêlages » ; présence de pompe doseuse pour traiter l’ensemble du troupeau ou par lot (ex. : grippe) : « J’ai gagné un mois d’engraissement et 10 kg de carcasse en JB », indique l’éleveur.


 



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Date de l'article : semaine du N° du 10 au 16 Février 2012
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