Et elles représentent le quart des chefs d’exploitation. Un chiffre qui demande à être commenté : l’accès à ce statut de chef d’exploitation se fait bien souvent lorsqu’elles doivent remplacer le conjoint qui prend sa retraite. La situation est loin d’être satisfaisante mais elle évolue au fur et à mesure que les esprits s’ouvrent. L’emploi des femmes salariées en agriculture est plus précaire dans certains secteurs où elles sont les plus nombreuses : la viticulture et les cultures spécialisées qui représentent la moitié des effectifs. Elles s’imposent dans d’autres domaines, même « s’il reste encore quelques à priori dans les campagnes » commentait cette salariée de remplacement du Sdaec, service qui compte aujourd’hui 15 % de femmes dans ses équipes, compétentes en production laitière comme en production porcine. À la campagne comme à la ville, la vie des femmes n’est pas encore la même que celle des hommes, surtout lorsque l’on aborde la question des jeunes enfants. La MSA a contribué à faire émerger des initiatives pour la garde des jeunes enfants comme des crèches en milieu rural qui permettent aux femmes de concilier leur profession d’agricultrice et de mère de famille. Mais la reconnaissance passe aussi par leur participation aux instances professionnelles. Ainsi Xavier Beulin, patron de la FNSEA, s’est prononcé pour une représentation plus équitable des femmes aux élections des Chambres d’agriculture. À l’image de la société civile et des règles de parité dans les organisations politiques. Un atout supplémentaire pour attirer des jeunes femmes vers les métiers de l’agriculture.