Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Le plant de pommes de terre a sa pépinière
 

Rester à la pointe : les élus des collectivités territoriales présents pour son inauguration retiendront que le carrefour entre Nord et Sud Finistère est aussi un point névralgique pour le plant de pommes de terre. Car toute la 1ère génération des nouvelles variétés bretonnes sortira de ce laboratoire de culture in vitro. Construit à Hanvec (29), mais sur la zone de Kéranguéven, cet équipement dernier cri est sur un site bien distinct de Roudouhir, où est faite la détection des pathogènes. Il est une véritable « pépinière de la production régionale », illustre Dominique Morvan, président de Bretagne Plants. Dans son discours inaugural, il souligne que grâce à la culture in vitro, et en évitant les introductions de l'étranger, « nous pouvons renouveler notre plant, maîtriser la qualité sanitaire et conserver le statut de région indemne de bactéries de quarantaine. »


Une rentabilité retrouvée


L’assemblée générale de Bretagne Plants était aussi l'occasion de revenir sur la campagne 2010 / 2011 qui a pu redonner le sourire aux producteurs après la fonte des marges subie en 2009 / 2010. Emmanuel Guillery, le directeur, résume :  « en 2010 / 2011, la moyenne de marge brute calculée par le CerFrance – Finistère s’est rétablie grâce à la progression des prix et aux bons rendements », notamment en calibres plants. Le plant breton a en effet évolué sur un marché favorable, dans le sillage d’un marché consommation porteur en raison de la sécheresse qui a pénalisé la production russe  (la moyenne 2010 / 2011 de la cotation de référence en consommation s’établit à 243 € / t, contre 91 € / t l’année précédente). En tonnage aussi les ventes bretonnes ont progressé. Après 2 ans où le volume atteint en 2007 / 2008 peinait à être confirmé, les 136 200 t de 2010 / 2011 (dont 81 000 t à l’export) constituent un nouveau record.


« Dépasser 200 000 t lors de la décennie »


Alors que la production bretonne obtient en rendement brut record de 42,1 t / ha en 2011, pour la campagne en cours (2011 / 2012), l'ambiance est plutôt à la stabilisation. Le repli de la demande en Égypte et Tunisie, et la situation très dégradée en Italie, Espagne et Grèce, devraient être compensés par l'ouverture d'un marché au Vénézuéla et la progression des envois vers la Libye et l'Algérie. Invitant « à ne pas céder à la morosité », Dominique Morvan rappelle : « de 100 000 t au début des années 2000, nous commercialisons aujourd'hui près de 140 000 t. Nous voulons poursuivre cette progression et, pourquoi pas, atteindre les 200 000 t au cours de la décennie. » Rêve ou vision ? à Kéranguéven,  la filière s'est dotée d'un nouvel outil à la hauteur de l'ambition. Ronan Lombard


 


Photo : Le laboratoire dispose de 3 chambres climatisées, pour la production des boutures.

 





Repères
Le site de Kéranguéven est entièrement dédié à la production de semence de 1ère génération (B1). En 2011, 580 000 tubercules B1 ont été vendus par Bretagne Plants ; c'est plus du double par rapport à 2006. Près d' 1 M € ont été nécessaires pour construire cet équipement. L'État (2,7 %), le Conseil régional (13,8 %) et les Conseils généraux du Finistère (5 %), du Morbihan (3 %) et des Côtes d'Armor (2 %) ont participé au financement.



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Date de l'article : semaine du N° du 20 au 26 Janvier 2012
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