
Huit associés pour une maternité. Après 3 ans de travail sur le projet, les éleveurs associés au sein de la maternité collective d'Hénanbihen (22) accueillent sur le site, les visiteurs invités par I-Tek à l'occasion d'une porte ouverte, le 13 janvier. 1,75 ha entièrement dédié au naissage. « Au départ, nous avons été mis en relation par Porc Armor, puis nous avons acheté le site en 2009 », résume Sylvain Hamon, un des deux gérants - associés de la structure. « Nous venons tous d'horizons différents et nous nous sommes tous investis pour des raisons différentes. »
Des intérêts différents mais complémentaires
Et chacun y trouve son intérêt. « Pour des naisseurs - engraisseurs, c'était par rapport à la mise aux normes bien-être. » D'autres devaient faire face au vieillissement de leurs bâtiments, ou souhaitaient améliorer l'outil qu'ils transmettront en partant à la retraite. « Pour moi, qui était engraisseur, l'objectif était de trouver une source sure d'approvisionnement en porcelets du point de vue sanitaire », détaille Sylvain Hamon. Car c'est l'un des atouts de l'investissement. « Nous avons opté pour un matériel qui facilite le bon état sanitaire et la marche en avant. » Pour réduire les risques de courant d'air et les besoins de ventilation en maternité, les animaux séjourneront au-dessus de cuves à lisier individuelles, vidangées hebdomadairement. « Dans les bâtiments neufs, il y a une extraction centralisée de l'air vicié sous les caillebotis. Pour le reste, nous avons privilégié des choses simples et qui ont fait leurs preuves. » Les premières cochettes étant attendues pour la fin du mois : le 13 janvier, tout n'était pas encore construit ou équipé. Mais déjà, le site avait bien évolué par rapport à l'élevage de 400 truies naisseur - engraisseur partiel que les associés ont acheté : en plus de la rénovation de l'existant, 7 500 m2 de bâtiments neufs sont sortis de terre.
3 nouveaux emplois
« 1 200 truies seront élevées ici pour produire 600 porcelets de 25 kg par semaine », et approvisionner les élevages associés. « Cela correspond à la somme des autorisations et des truies dont nous disposions », précise Sylvain Hamon. Il n'y a donc pas de production supplémentaire, juste un regroupement du naissage sur un seul site. Et pour s'occuper du cheptel de la Ville Barbée, « il y aura 6 salariés, dont les 3 personnes qui travaillaient déjà ici. » Ronan Lombard
Photo : Pour privilégier la durabilité de leur installation, les éleveurs ont opté pour des équipements simples et qui ont fait leurs preuves.