
Dépassant les 220 m2 au sol, l'outil est flambant neuf. Suite à une réflexion débutée il y 4 ans, Mickaël Amouriaux vient de mener à terme son projet d'abattoir de volailles sur le site de l'élevage à Acigné (SCEA avicole du Petit Monthélon). Une façon d'élargir le champ d'action de son activité de volailles démarrées qui tend à plafonner aujourd'hui. « C'est devenu plus difficile pour les gens d'élever des volailles chez eux... », explique-t-il.
Le sanitaire optimisé
L'abattoir va donc permettre à l'éleveur de proposer un nouveau service à ses clients particuliers et aux agriculteurs en vente directe. « Tuer les volailles peut être un frein pour certaines personnes », constate Mickaël Amouriaux. Par ailleurs, le sanitaire est optimisé dans l'abattoir, disposant de l'Agrément CE. « Tout au long du projet, j'ai travaillé en relation avec les services de la DSV. » De quoi éviter les déconvenues. Marche en avant, HACCP, traçabilité... toutes les démarches qualités n'ont plus de secrets pour le producteur. « J'ai également la possibilité de travailler du bio et du halal : des marchés en expansion, notamment autour de Rennes », ajoute-t-il. Le bâtiment a été édifié par la société Mini Agrotech (Tregueux-22), de septembre 2011 à janvier 2012. Aux parties abattage, ressuyage, chambre froide... s'ajoutent des salles de découpe et de préparation élaborée. Une possibilité supplémentaire pour l'éleveur ou des clients qui souhaitent transformer des produits. Des vestiaires, une douche et un bureau ont également été prévus. « Les premières volailles vont être abattues en fin de mois. » L'éleveur compte réserver deux journées par semaine à l'abattage (le mardi et le jeudi). En vitesse de croisière, 200 poulets pourront être passés par heure. Pour ce projet, Mickaël Amouriaux a créé une nouvelle société - la SARL Les volailles de Monthélon. Cette activité va générer deux nouveaux emplois qui s'ajoutent aux deux existants sur l'élevage. Agnès Cussonneau
Photo : Le nouvel abattoir, agréé CE, va permettre à l'éleveur de proposer un nouveau service à ses clients particuliers et aux agriculteurs en vente directe.
Une installation « atypique » qui évolue
Mickaël Amouriaux avait repris l'élevage de volailles démarrées il y a trois ans après y avoir travaillé comme salarié pendant une quinzaine d'années (au départ en retraite de son patron). De janvier à octobre, la SCEA avicole du Petit Monthélon commercialise entre 70 et 75 000 volailles de 4 à 6 semaines qui sont "finies" par ses clients. "Des gens qui souhaitent élever eux-mêmes leurs volailles ou se nourrir à moins cher", indique l'éleveur. 90 % des volailles produites sont des poulets et poules pondeuses, le reste se partageant entre canards, oies, pintades et dindes. Reçus à 1 jour, les animaux sont répartis par espèces dans les neufs parcs d'élevage totalisant une surface de 1 600 m2. Les ventes se font sur des marchés et en direct sur l'exploitation.