
La nécessité de rénover son ancien élevage de 80 truies et l'achat de droits à produire ont conduit Samuel Onno, adhérent au groupement Prestor, à construire un nouvel atelier de naissage pour 160 truies, avec les places de post-sevrage correspondantes. Les engraissements ont été aménagés sur l'ancien site. Le peuplement en cochettes débutera dès janvier, en prévision d'une conduite en 4 bandes avec un sevrage à 21 jours. L'éleveur a fait le choix d'une verraterie en cages individuelles (jusqu'à l'échographie) et d'une gestante en grand groupe dynamique. « Avec le Dac, je privilégie l'alimentation individuelle et modulable de la truie. La conduite en groupe, avec mélange des bandes, ne provoque pas plus de bagarres. Au contraire, les truies ont plus d'espaces et de possibilité de fuite ». L'économie en temps de travail et le moindre coût (surface/truie) ont également été déterminants dans le choix de l'éleveur.
60 % d'économie d'énergie
La structure est dotée d'un échangeur de chaleur. L'air froid, entrant dans le bâtiment, y est réchauffé par l'air vicié sortant. Il se répand ensuite dans les combles, avant d'entrer dans les différentes salles, par le plafond diffuseur. Le surcoût, en tenant compte du matériel et de la confection de la gaine bétonnée sous le bâtiment (ventilation centralisée) est estimée a 70 000 €. « Cet échangeur doit permettre une meilleure régulation de la température dans la verraterie gestante en hiver et une moindre humidité au sol. Elle permettra également de diminuer le coût du chauffage dans les salles de post-sevrage ». L'économie d'énergie, dans un tel atelier, atteindrait 60 %.
Chaque salle de post-sevrage est équipée de 4 trappes (caillebotis plastique) pour accéder facilement à la fosse. « Le fonds des fosses, y compris en maternité, est pourvu d'un caniveau pour faciliter la vidange. Les trappes me permettront de les laver ». Avec l'action de dépeuplement repeuplement, l'éleveur espère conserver un statut sanitaire de bon niveau. La douche, à l'entrée, doit y contribuer.
Autre particularité : le choix du Feeding ball en maternité, un système d’alimentation avec réserve translucide (sous le doseur). En appuyant avec son groin sur la boule distributrice positionnée en bas de l’alimentateur, la truie fait tomber de l’aliment dans l’auge. C’est une alimentation « à volonté rationnée ». « Les truies peuvent se nourrir seules pendant une journée complète, sans stress provoqué avec les systèmes habituels. Il y a moins de gaspillage et donc moins de nettoyage ». Le tout, sans surcoût important, selon l'éleveur. Bernard Laurent
Légende photo : Alimentateur Feeding ball