
1,309, c’est le prix de base à 56 de TMP au cadran de Plérin sur 2011. Nettement supérieur à 2010, puisqu’en hausse de 14,32 %, ce prix ne permet pas de compenser la hausse de 20 % du coût de revient. Le marché n’a en effet pas pu répercuter totalement la hausse du cours des matières premières.
Année atypique
2011 aura surtout détoné par rapport aux courbes habituelles du cours du porc. Traditionnellement le cours baisse à l’automne, parfois fortement. Cette année, c’est l’inverse qui s’est produit. Après un printemps plutôt favorable, le prix s’est dégradé en été et est resté en dessous de 1,30 euro pendant près de 4 mois. La bonne surprise est donc venue à l’automne. Octobre et novembre se sont effectivement montrés plus favorables. Bien qu’un nouveau fléchissement soit intervenu en décembre, ce dernier trimestre, avec des coûts de matières premières eux aussi en repli sur le deuxième semestre, a permis de rattraper un peu le retard, sans pour autant assurer l’équilibre des comptes. Il manquerait 6 à 7 centimes du kilo en moyenne d’année. Les regards se tournent désormais vers 2012 et le cadran sera encore scruté ces prochains jours. Les éleveurs espèrent que le prix retrouvera rapidement des couleurs et un niveau permettant non seulement de couvrir les coûts de production, mais aussi de donner des perspectives.
Prévisions aléatoires
L’année a débuté dans un contexte hésitant. La première cotation, 1,278 euro, en très légère hausse de 4 millièmes, n’a en fait que confirmé la dernière semaine de 2011 qui avait baissé de 3,6 centimes. L’absence de jours fériés en France laisse cependant espérer le retour rapide à un équilibre offre/demande, alors que les promotions de janvier vont s’activer.
À plus long terme, les prévisions sont toujours aussi aléatoires. Certes, potentiellement la demande vers les pays tiers devrait être soutenue, et la parité euro/dollar joue en faveur des exportations européennes. Mais la crise économique fait planer toujours autant d’incertitudes. Il est également délicat de cerner l’évolution de la production européenne.
La rentabilité des ateliers est également liée aux coûts de production et notamment à l’évolution du prix de l’aliment. Ces dernières semaines les cours des matières premières (blé et maïs) ont de nouveau amorcé une franche remontée pour se situer autour des 190 à 200 euros/ tonne, liée notamment à de la sécheresse en Argentine. Par ailleurs pour beaucoup d’éleveurs, 2012 va aussi correspondre à l‘obligation de la mise aux normes bien-être, et donc à une augmentation du poste charges. Quoi qu’il en soit, pour les éleveurs, les quelques signes positifs de 2011 demandent à être confirmés sur 2012. Pierre Dénès (source MPB)
L’activité du MPB en légère baisse
3,485 millions de porcs ont été commercialisés au MPB, soir 67 000 porcs par semaine, en légère baisse de 1,2 %, alors que l’activité Uniporc Ouest est en repli de 0,6%. Cette offre correspond à 23 % des porcs bretons et 17 % des porcs du grand Ouest. 13 organisations de producteurs fournissent le marché. Aveltis assure 35 % de l’approvisionnement. Viennent ensuite Porfimad (16%), Syproporcs, (16 %), Prestor (15%), Triskalia (8%), Porc Armor (4%), Cofiporc (2%) … Côté acheteur, le premier est le groupe Bernard Jean-Floc’h (22 %), suivi de Kermené (21 %), Bigard (20,5 %), Gad (16 %), Cooperl (12 %) , Abéra (6 %), AIM (3 %). Le lancement du marché à livraison différée s’opère timidement. Pour 4 séances, 5 organisations de producteurs et 2 acheteurs ont signé des conventions. Les offres sont modérées et les achats prudents. D’un côté comme de l’autre l’analyse du marché à moyen terme semble difficile.