Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Lait | Article n°12554 |
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Le savoir-faire laitier breton s’exporte en Algérie
 

Enfin  ! « Ce dont on parle depuis 2005 entre dans sa phase terrain », introduisait Marc Gillaux, directeur général de Bretagne international, lors d'une première journée d'information sur la filière laitière en Algérie à destination des entreprises bretonnes. L'Algérie, 1,7 md de litres de lait produits (dont seulement un quart est collecté) sur des exploitations de 10 à 20 VL à 2 000 kg en moyenne, veut intensifier sa production pour réduire sa dépendance à la poudre de lait néo-zélandaise. Les industriels de l'aval (dont Lactalis et Danone implantés dans le pays) partagent l'objectif, ce qui pourra se traduire par des encouragements à l'investissement. Les perspectives sont donc réelles pour les entreprises de l'amont. Et pour que les intervenants bretons en bénéficient, Bretagne international a ouvert la porte du marché algérien avec un programme inédit, qui repose à la fois sur un accompagnement technique des éleveurs et une écoute des besoins sur le terrain pour mettre en relation les acteurs de l'économie locale et les entreprises bretonnes, afin qu'ils établissent des partenariats économiques.


Un projet nommé Alba


« Nous voulions donner un nom qui ait un sens autant en Algérie qu'en Bretagne », expliquent les responsables du programme qui ont finalement choisi Alba, pour Action lait Bretagne en Algérie. En plus du clin d'œil au latin (blanc se traduisant par alba), « il y a une référence au mot "lait" en arabe », détaille Salah Rebouh, qui coordonnera les actions de formation et assurera le lien entre les besoins exprimés en Algérie et l'offre bretonne. L'opération est initiée sur 3 willayas (équivalent des départements), et bénéficiera à un millier d'éleveurs. Sur chaque zone, un Gapel (Groupe d'appui aux éleveurs laitiers) est créé et encadré par les instituts techniques algériens,  avec le soutien de Bretagne international. « Nous avons directement participé au recrutement des 12 conseillers qui animeront les Gapel », illustre Marc Gillaux. Ces conseillers spécialisés (santé animale, fourrages…) seront présents en Bretagne en début d'année pour compléter leur formation. C'est déjà une possibilité de rencontrer les entreprises régionales pouvant apporter des solutions pour le développement laitier algérien.


Accompagnement technique et business


Car, derrière l'apport de formation et de méthodologie, « nous n'avons pas caché que notre objectif est d'ouvrir le marché algérien aux entreprises bretonnes, soulignait le directeur général. Avec les Gapel, nous créons un tissu local », avec lequel les entreprises bretonnes auront un lien privilégié. Si cette première expérience s'avère concluante, il paraîtrait logique qu'elle soit étendue à une plus grande partie, voire à l'ensemble, du territoire laitier algérien. « Nous avons aussi des contacts avec d'autres pays », ajoute Marc Gillaux qui précise que d'autres filières en Bretagne pourraient aussi bénéficier de ce type de programme en Algérie. Si l'on en croît le nombre d'inscrits aux 3 journées d'information, 57 entreprises bretonnes s'intéressent déjà à la démarche. Ronan Lombard




Photo : De gauche à droite : Marc Gillaux, Salah Rebouh, Floriane Le Norcy, Xavier Déquippe et Patrick Cadiou.


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Date de l'article : semaine du N° du 23 Décembre 2011 au 5 Janvier 2012
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