
Les associés du Gaec de la Grée (trois exploitations regroupées), créé en 2008, présentaient leur nouveau bâtiment vendredi dernier lors d'une porte ouverte organisée par la Chambre d'agriculture. Tout à neuf, pourrait-on dire, car la structure comprend une aire paillée de 80 mètres de longueur, une nurserie, la laiterie et une salle de traite, située à hauteur du milieu de la stabulation. Une configuration qui permettrait de conduire le troupeau en deux lots, si le besoin s'en faisait sentir. « Nous avons opté pour une aire paillée pour des raisons de coût et parce que le fumier est toujours intéressant. Elle pourrait, à terme, évoluer en logettes », indique Eric Daniel, l'un des cinq associés. Les 225 hectares du Gaec fournissent suffisamment de paille (60 hectares de maïs, 50 hectares d'herbe et une centaine de céréales). Légèrement surélevée par rapport au couloir d'exercice, l'aire paillée est curée une fois par semaine. Une fumière de 400 m2 récupère les effluents, à l'exception des jus qui s'écoulent dans une fosse existante. « L'aire paillée donne satisfaction, nous n'avons pas eu de pénalités depuis la mise en service ». La salle de traite 2 x 12 postes en épi à 60° (lice de sortie rotative) permet une sortie rapide des animaux. « 100 vaches à l'heure avec un quart d'heure de nettoyage et le soin aux veaux, à une personne et demie ». Les concepteurs mettent en avant l'accessibilité (plein pied, pentes légères), la faible hauteur des murs en salle de traite et dans la laiterie. Les cloisons extérieures sont en panneaux sandwiches (5 centimètres d'épaisseur d'isolant).
4100 euros par vache
Les fourrages sont distribués au cornadis, dans le couloir d'alimentation ; les concentrés, au Dac. « Nous avons acheté une autochargeuse pour affourager en vert. La ration est composée, en moyenne, d'un tiers de maïs et de deux tiers d'herbe ». Une dizaine d'hectares seulement sont accessibles aux laitières. Le coût du bâtiment, en 2009, était de 410 000 euros, soit 4100 euros par vache. « Le bardage et les dalles de béton ont été réalisées par les éleveurs. Cela représente une économie d'environ 1000 euros par place », assure Dominique Le Ruyet, de la Chambre d'agriculture. Un filet brise vent relevable sépare l'aire paillée de la nurserie pour faciliter le raclage. Un cloisonnement jugé un peu juste, pour la protection sanitaire des veaux. Les anciens bâtiments existants sur le site abritent les fourrages, la paille, les génisses, les taries et les taurillons (100 places). Bernard Laurent
Photo : La lice rotative tourne pour libérer les vaches qui viennent d’être traites, les fait sortir doucement de la salle et s’arrête dans sa position pour l’entrée. Le groupe de vaches suivant peut entrer directement.