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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Lait | Article n°12499 |
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Le robot se veut aussi plus économe
 

Le DLM (Dynamic linear modelling), logiciel de gestion de la ration des vaches traites au robot chez Lély a pour objectif d’optimiser économiquement la production laitière en intégrant toute une série de  paramètres techniques et économiques. « Pas à mettre entre toutes les mains », prévient Jean-Pierre Hellard, commercial au Lély Center de Pontivy. « Mais, confirment chiffres à l’appui Erwan Le Bozec et Hubert Follézour deux jeunes éleveurs costarmoricains, bien maîtrisé il permet d’optimiser la production  laitière du troupeau en valorisant au mieux les fourrages de l’exploitation et en ajustant les quantités de concentrés individuellement ». Dans la conduite journalière, le principe est simple puisque c’est le logiciel qui détermine les quantités distribuées, même si ce sont les éleveurs qui fixent  les objectifs.  Ce logiciel intègre toutefois une série de paramètres qui vont déterminer les quantités distribuées : poids de l’animal, production,   taux, coût fourrager, prix du lait moyen sur une période, prix du gramme différentiel de MG et MP, prix de l’aliment…  « Il y a tout de même quelques sécurités », souligne Hubert. Ainsi de 0 à 45 jours, c’est un fonctionnement à marche forcée, c’est-à-dire que c’est l’éleveur qui fixe la quantité de concentrés. Ce n’est qu’après 45 jours que le pilotage devient plus automatique, avec là aussi des alertes. Par exemple sur le critère poids de la vache qui est pesée tous les jours, un décrochage de 40-50 kg, va entraîner un réajustement automatique de la quantité d’aliments distribués.


La preuve par les chiffres


« L’objectif n’est pas de priver les animaux, mais de ne leur donner que ce dont elles ont réellement besoin pour exprimer au mieux leur potentiel laitier ». Il l’illustre en prenant les chiffres relevés directement sur l’ordinateur des deux jeunes éleveurs. Trois vaches, au même rang de lactation et qui ont vêlé à quelques jours d’intervalles, sont traitées de manière totalement différente par le logiciel en tenant compte de leur spécificité: la première avec une production de 40,8 kg à 37 de TB et 30,8 de TP reçoit par jour 4,2 kg de concentré, la seconde produit 32 kg à 44,2 et 34,4 reçoit 4,4 kg ; la troisième produit 40 kg à 41,4 et 33,6 reçoit seulement 2,3 kg. Dans un système classique planifié en fonction de la production, la dernière aurait sans doute reçu au moins 4 kg, et donc 1,7 kg injustifié. « Le logiciel a permis d’adopter une conduite différente en intégrant tous les paramètres techniques et économiques. Et surtout sans porter préjudice à l’animal », souligne Jean-Pierre Hellard. Pour les éleveurs, ce concept  répond à leurs objectifs en termes de production et de maîtrise des coûts. Au niveau de la production, la moyenne d’étable s’est améliorée de 700 kg depuis la mise en place du robot. Elle approche les 9 000 kg.  Les éléments sortis de la comptabilité montrent à cheptel constant (84/85 vaches laitières) des consommations d’aliments stables entre les deux exercices 2009/2010 et 2010/2011, alors que la production s’est accrue de plus de 56 000 litres. Pour une production identique, il aurait donc fallu en 2009/2010 consommer de l’ordre de 10 tonnes de concentrés en plus. Le gain est évident, même si les aliments achetés ne sont pas totalement identiques pour les deux exercices. D’autres facteurs, comme la santé du troupeau, sont pris en compte. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, ils ont démarré doucement avec une douzaine de vaches. Ils s’étaient alors aperçus que le concept ne convenait pas à des primipares. Depuis le paramétrage du logiciel a été revu et sur l’élevage, tout le troupeau intègre le concept.  « Les vaches tiennent bien en production, et la reprise de poids est plutôt meilleure. Elles valorisent mieux le fourrage grossier. La reproduction s’est  améliorée », concluent les éleveurs. Pierre Dénès


 


Photo : Avec le DLM la vache reçoit une complémentation adaptée à ses performances en intégrant une série de paramètres.

 





Le robot plutôt que l’embauche
Le robot de traite est  arrivé sur l’exploitation du Gaec Le Bozec-Follézour en septembre 2009 sur la commune de Tonquédec dans le Trégor constarmoricain. Le Gaec comprenait jusqu’à cette date, trois associés Alain Le Bozec, le fils Erwan Le Bozec et le gendre Hubert Follézour. Ils conduisent  deux ateliers, lait et canard gras (2x800 m2). Au départ en retraite d’Alain s’est posée la question de l’embauche d’un salarié ou de la robotisation de la traite jusque-là effectuée dans une salle de traite 2 fois 7 postes avec DAC. « Nous voulions   trouver la solution pour compenser les pointes de travail au moment du nettoyage et de la désinfection des bâtiments entre chaque lot de volailles ». Le choix du robot s’est rapidement imposé pour les 75 à 80 vaches du troupeau pour un quota de 650 000 kg. L’élevage est donc équipé de deux stalles Lely A3 Next avec plusieurs options : poids des animaux, température de la vache, détection des mammites, mesure des taux de MG, MP, désinfection à la vapeur (170°c) des gobelets entre chaque vache. Ils utilisent aussi depuis un peu plus d’un an l’outil d’optimisation de la complémentation énergétique selon le concept de la marque intitulé le DLM (Dynamic linear modelling).



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Date de l'article : semaine du N° du 9 au 15 Décembre 2011
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