Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Morbihan (56)
Un bloc traite isolé
 

« J'ai construit ce bloc traite, il y a deux ans, à une période où le prix du lait était bas ». Pas question pour Patrick Le Blé de faire des folies. Sur les conseils de Nicolas Debéthune, de la Chambre d'agriculture, il est sorti du dogme « tout à neuf ». La priorité était de construire une salle de traite ; l'ancienne étant obsolète. Le bâtiment existant, enclavé dans un groupe d'habitations, n'offrait aucune possibilité d'extension. « J'ai donc décidé de construire à 100 mètres de l'existant : une salle de traite 2x6 TPA , avec d'un côté la laiterie et de l'autre un local pour les veaux et un boxe de vêlage ». Une fosse de 500 m3 et un couloir d'alimentation, avec cornadis, non couverts complètent l'ensemble. « Tout est prévu pour aménager une stabulation aire paillée. Plus tard, quand les finances le permettront et surtout, quand la nécessité s'en fera sentir ». Si l'éleveur en éprouve le besoin, pourrait-on dire, tant le nouvel équipement le satisfait. « Je travaille en système herbe. Les 50 laitières logent dehors, pendant neuf mois de l'année, sur la cinquantaine d'hectares groupés autour du siège de l'exploitation, en propriété (une sécurité, voire une priorité, selon l'éleveur, dans ce secteur touristique où la pression foncière est forte) ».


Ouverte plein sud


Le maïs fourrage et la complémentation azotée sont distribués au cornadis, deux fois par jour en période hivernale. « C'est vrai que les vaches ne sont pas abritées, mais ce n'est pas un problème ». L'ancien bâtiment, en aire paillée, permet de loger les laitières en hiver. Le fait de les y mener après la traite du soir ne constitue pas non plus un inconvénient. L'éleveur avoue avoir un peu froid, pendant la traite, en hiver. « Elle est ouverte plein sud, abritée des vents de nord; l'aire d'exercice n'est couverte qu'à moitié », mais se console des petits désagréments en pensant aux 100 000 € économisés (le montant à ajouter pour faire la stabulation). Le bloc traite (avec la fosse et le couloir d'alimentation) lui a déjà coûté 165 000 €. L'atelier est adapté à son système de production. Les génisses sont logées dans un ancien bâtiment. A écouter l'éleveur, on croit comprendre que la construction complémentaire d'une aire paillée pourrait attendre encore longtemps. Bernard Laurent


 


Photo : Vue d'ensemble de l'atelier. La fosse est à droite (raclage latéral devant l'aire d'attente) pour limiter l'emprise sur les terres dans le prolongement du couloir d'alimentation.






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Date de l'article : semaine du N° du 2 au 8 Décembre 2011
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