
Huit éleveurs, huit expériences différentes de l'élevage allaitant. Le 24 novembre, Breizh bovins croissance et la Chambre d'agriculture animaient une journée de formation collective en viande bovine avec l'un des trois groupes initiés cette année dans le Morbihan. « Nous avons bien collaboré avec la Chambre et les GVA pour mettre en place ces formations, se félicite Pierrick Messager, de Breizh bovins croissance. Les groupes sont hétérogènes, en termes de race, de conduite et taille d'élevage, et de niveaux de performances… Certains stagiaires sont même en cours de démarrage. » Pour les organismes de conseil, c'est une façon de diffuser plus largement l'information sur le terrain et cela amène plusieurs éleveurs à réfléchir sur les pratiques de chacun. « On sort la tête du guidon et on voit si notre système est cohérent », expliquent les participants.
Une formation technico-économiques
Après avoir passé une première journée à travailler sur l'alimentation, les huit éleveurs se retrouvaient à la Chambre d'agriculture de Vannes pour travailler sur l'analyse des marges brutes en production de viande bovine. À la fin de la journée, les stagiaires avaient appréhendé les indicateurs pertinents pour évaluer l'efficacité technique et économique d'un élevage (productivité globale, production de viande vive / UGB, IVV…). Le but étant d'identifier les marges de progrès de l'atelier, notamment à partir du référentiel établi par la fédération nationale des bovins croissance (voir Paysan Breton du 18 novembre). « C'est intéressant de pouvoir se caler selon des barèmes sur les bons critères, les kilos de viande vive / UGB par exemple », confirme un éleveur. Pour les prochaines réunions, le pâturage ou la génétique sont parmi les thèmes envisagés, et « maintenant que nous avons fait cette première journée sur l'analyse des marges, nous pourrons la reprogrammer tous les ans pour suivre la progression de chacun », ajoute Pierrick Messager.
Échange de bonnes idées
Souvent, l'après-midi se déroule en exploitation. « C'est toujours appréciable d'aller voir ce que les autres font bien », acquiescent les éleveurs. De plus, la visite d'une exploitation est immanquablement l'occasion d'échanger les trucs et astuces ; où et comment placer ses barrières, dans quel sens mettre une balle dans une dérouleuse… En plus du regard extérieur, vecteur d'idées nouvelles, « c'est aussi une fierté de montrer ce qu'on a fait », commente Jean-François Perrodo, l'hôte de la visite, après avoir présenté les bâtiments qu'il a auto-construit à Surzur pour loger ses 45 Blondes d'Aquitaine et la suite. Ronan Lombard
Photo : La visite d'élevage est un moment convivial de la formation où chacun remarque et commente ce qui se fait sur la ferme.