
L'enquête avicole des Chambres d'Agriculture du Grand-Ouest fête cette année son 30e anniversaire. Depuis son démarrage, en 1981, à l'initiative de Christian Delabrosse, les paramètres d'élevage ont subi une forte évolution. L'exemple du poulet standard est évocateur. En 1981, ce poulet pesait, en moyenne, 1,42 kg à 44 jours, pour un indice de 1,98. En 2011, il pèse 1,89 kg à 39 jours pour un indice de 1,76. Malgré une durée d'élevage inférieure de 5 jours, il a gagné 470 g, en consommant 220 g de moins par kg de croit. En 1981, une dinde pesait 5,85 kg après 105 jours d'élevage. Celle de 2011 pèse en moyenne 9,96 kg en 124 jours. Ces améliorations sont à relier au progrès de la génétique, de la qualité de l'aliment mais aussi aux efforts réalisés par les éleveurs : mesures de biosécurité, investissement dans du matériel performant (assiettes, pipettes...). Les enlèvements multiples, l'accélération des rotations ont fait progresser la productivité. L'augmentation des poids d'abattage est une constante, en poulet et dinde. Elle est avant tout liée à une demande pour la découpe et les produits élaborés.
Ventilation dynamique
Côté bâtiments, l'essentiel du parc était constitué en 1980, de poulaillers à ventilation statique à lanterneau. En 1990, de nouvelles générations sont apparues avec notamment le Louisiane, bâtiment clair à ventilation statique transversale et le Colorado, à ventilation dynamique transversale. En 2011, ces bâtiments représentent 12 et 50 % de l'échantillon de l'Enquête. Le bâtiment performant pour les poulets est aujourd'hui à ventilation dynamique, chauffé par canons, refroidi par brumisation et équipé d'abreuvement par pipettes ou coupelles. En dinde, les poulaillers sont moins sophistiqués. Il s'agit de bâtiments clairs, avec matériel de finition, le type de chauffage et de ventilation n'ont pas d'impact sur les dindes. Patrick Bégos
Photo : Nouveau type de bâtiment avec une structure 100 % galva, s'appuyant sur des poteaux extérieurs.