
La France ne connaît aucun foyer de brucellose ovine et caprine depuis 2003. Néanmoins, le dispositif de surveillance sanitaire doit éviter la réintroduction de la maladie sur le territoire. Celui-ci repose principalement sur un dépistage sérologique dans les troupeaux et sur la surveillance des avortements. C’est une prophylaxie obligatoire, effectuée par le vétérinaire.
3 600 détenteurs sur le département
Le GDS s’implique activement dans la surveillance sanitaire de la brucellose ovine et caprine. « Nous avons fortement communiqué au cours de ces deux dernières années lors de nos assemblées cantonales sur les risques sanitaires à l’égard des maladies réémergentes comme la brucellose », souligne Laurent Cloastre en charge du service protection sanitaire au GDS 35. Un dispositif vient d’être mis en place qui permet aux vétérinaires d’intervenir auprès des 3 600 détenteurs connus sur le département. 1 800 interventions sont d’ores et déjà programmées chez les vétérinaires. 1 800 autres suivront dès le mois de mars. Si le dispositif de surveillance active est efficace dans les élevages professionnels, il reste peu suivi auprès des petits détenteurs. « Même si ces derniers ne représentent qu’une petite fraction de la population des détenteurs de petits ruminants, ils sont répartis sur l’ensemble du département et difficiles à contrôler », souligne Alain Lecavelier, chef du service Santé et Protection Animales et Végétales à la DDCSPP. Ils constituent une source de contamination pour tous les autres élevages. « Il faut donc expliquer et si nécessaire recourir au procès-verbal ou à la contrainte, pour faire respecter ces règles de prophylaxie obligatoires. » Le mutualisme sanitaire, a fait ses preuves dans d'autres productions, notamment dans le secteur bovin. Un état d’esprit qui fait école dans les filières ovines et caprine d’Ille-et-Vilaine comme s’en félicite Gilles Guillomon, éleveur à Domloup. « la mobilisation de tous les acteurs et avant tout, les éleveurs, doit nous permettre de progresser sur le volet sanitaire en élévage ovin et caprin. »
Photo : Les règles de prophylaxie obligatoires doivent aussi être respectées par les petits détenteurs.