Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Volailles | Article n°12433 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
La filière dinde veut se revitaliser
 

Des accouveurs jusqu'aux abattoirs, les maillons de la filière dinde se sont réunis pour cerner les leviers d'amélioration de leur compétitivité. « La stratégie réside surtout dans l’optimisation du parc et des conditions d’élevage pour permettre l’expression du potentiel des animaux, tout en maîtrisant les intrants et en rationalisant le travail », souligne Gilles Dréan, président du Cidef.


3 500 à 4 000 m2/UTH


L’enjeu du maillon production est d’adapter les bâtiments, les équipements, l’aliment, l’ambiance et le suivi des lots. Cela passe par une spécialisation des éleveurs, des poulaillers, des programmes alimentaires…qui doit s’accompagner d’un encadrement technique pointu. La maîtrise sanitaire  implique le respect des fondamentaux (bande unique, qualité de l’eau, réduction de l’antibiothérapie,...). « L’augmentation de la taille de l’atelier dinde est essentielle pour l’amélioration de la durabilité (réduction des coûts d’approche, professionnalisation des intervenants, investissements de production d’énergie, de traitement d’effluents…) », estime Gilles Le Pottier, délégué général. « L'objectif de taille moyenne des ateliers serait de 3 500 à 4 000 m2/UTH contre 1 533 m2 (2008) ». Par ailleurs, les rapports de surface entre bâtiments (démarrage et engraissement séparés), seraient respectivement de 35 % et 65 % de la surface totale de l’atelier. La génétique peut aussi apporter des solutions en matière de compétitivité, avec différentes sou-ches offrant aux opérateurs plusieurs niveaux de calibre et de rendement filet.


Réguler au plus près du marché


Les participants ont analysé les problèmes d'organisation, au sein de la filière. « Il s’agit des difficultés à respecter les plannings qui doivent concilier les commandes des abattoirs (plutôt lissées), les souhaits des couvoirs d'optimisation de leurs reproducteurs et les contraintes des éleveurs ». Les coûts des reports d’enlèvement pèsent lourd sur le prix de revient de la dinde. « C’est pourquoi une régulation au plus près des besoins de marché est indispensable »,déclare G. Dréan. La refonte des contrats de production est un axe central pour améliorer la régulation,  pour orienter le travail et l’implication de chacun dans un raisonnement de performance filière basé, non plus sur le vif mais sur la viande, via l’intégration d’indicateurs de rendement filet.


Soutien des décideurs


« Les acteurs demandent un soutien fort des décideurs politiques pour limiter les freins administratifs (raccourcissement des délais d’instruction des dossiers ICPE) et les pressions environnementales et sociétales (droits à produire, règles d’épandage, image de la production standard…) qui pénalisent la création de nouveaux bâtiments et l’installation ».
De son côté, le Cidef va poursuivre les actions de communication générique et de promotion des produits. Sur les conseils des représentants de l’Etat présents, la profession doit aussi à tous les niveaux rencontrer les représentants de la société (associations de consommateurs, environnement…), pour communiquer sur les démarches de progrès et de réponses aux demandes sociétales. Patrick Bégos


 


Photo : La  filière souhaite des souches adaptées aux différents segments de marché.







Des enregistrements très fins
Le Cidef recense des sites d’élevage qui feront l’objet de suivis et d’études. Côté technique, les Chambres d’Agriculture de l’Ouest et l’Itavi déclineront, dès 2012, les orientations en programme de recherche « terrain ». Des élevages avec bâtiments spécialisés pour le démarrage (poussinière) et l’engraissement, sur des sites différents, seront suivis. Plusieurs types de souches, d’âges au transfert et de densités seront testés. L’effet sexe sera mesuré. Les conditions techniques optimales (choix de bâtiments, d’équipements, de programmes alimentaires, de souches, de consignes, de conditions sanitaires…) seront recherchées dans le contexte de chaque élevage, pour exprimer au mieux les performances des animaux et optimiser les charges variables. Les charges (investissement, main d’oeuvre, aliment, énergie, santé, nettoyage désinfection, litière…), seront enregistrées. De même que les conditions d’ambiance (température, hygrométrie, ammoniac, CO2…), les contraintes d’organisation et de travail. Le suivi des résultats technico-économiques sera couplé aux mesures de rendement abattoir. On recherchera, en élevage, des prédicteurs de niveaux de rendements filet observés à l’abattoir.



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 18 au 24 Novembre 2011
Imprimer l'article Imprimer l'article



Quand le café devient grand cru





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)