
En 2010, près de 12 000 élevages français sont engagés dans les suivis proposés par les organismes Bovins Croissance qui calculent et valorisent les données techniques des ateliers viande. Une source d'information à la base d'un référentiel national qui apporte aux conseillers d’élevage des indicateurs objectifs des performances observées dans les exploitations, en fonction de la race du troupeau, du type d'atelier et de la région.
Établir des références
Pour chacune des huit principales races allaitantes françaises, les auteurs ont présenté les caractéristiques générales des élevages et les performances moyennes. Par exemple, les élevages Charolais suivis par Bovin Croissance sont en majorité (60 %) spécialisés naisseurs et d'une taille moyenne de 71 vaches pour une productivité globale de 96 %. « En JB Charolais, 23 000 animaux ont été pris en compte. On est à un bon niveau de performances, avec des animaux abattus jeunes, à 18 mois en moyenne, avec un GMQ de 1 300 g / j , illustre Pierrick Messager, de Breizh Bovins Croissance. On voit aussi que la vache moyenne en Blonde d'Aquitaine fait 470 kg en poids carcasse. » À disposition des éleveurs sur simple demande auprès de Bovins Croissance, le référentiel sera aussi consulté par les conseillers pour enrichir leur analyse. Les auteurs ont donc proposé un zoom sur le quart supérieur des élevages classés selon le critère de productivité globale. « Le nombre de veaux sevrés par vache présente en moyenne sur l'année détermine si le fonctionnement du troupeau est optimisé, justifie Pierrick Messager. »
Actualisation annuelle
En plus de son orientation qui laisse une part beaucoup plus importante à l’engraissement qu’ailleurs en France, la zone du Grand Ouest (qui comprend la Bretagne et une partie des Pays-de-la-Loire) se démarque notamment par une productivité globale supérieure. Par exemple en système naisseur, ce critère atteint 96,5 % toutes races confondues, contre 93,7 % en moyenne pour l’ensemble des naisseurs français suivis par Bovin Croissance. Dans les systèmes naisseur-engraisseur de la région, la différence est encore plus importante. Les auteurs du référentiel l'attribuent à « une conduite plus rigoureuse de la reproduction avec des IVV troupeaux moindres, surtout en Blonde d’Aquitaine (-25 jours par rapport à la moyenne nationale), et un âge de mise à la reproduction des génisses globalement plus jeune. » Éditée pour la première fois en 2011, cette photographie qui donne une idée de l'élevage allaitant en France sera actualisée tous les ans. Ronan Lombard
Photo : Sur les 2 594 élevages de Limousines suivis par Bovins croissance en France, l'IVV moyen est de 391 jours. Le quart supérieur des élevages sur le critère de la productivité globale présente un IVV moyen de 380.
Un nouveau carnet d’élevage
Élaboré par les Bovins Croissance d'Auvergne sur la base d'outils largement utilisés au Québec, un nouveau carnet d'élevage est disponible en Bretagne. Dans son évolution, il propose 5 nouveaux critères à enregistrer, relatifs au
vêlage, aux qualités maternelles ou à la sécurité lors des manipulations. Des caractères dits « secondaires » mais dont l'importance est croissante avec l’augmentation des effectifs par unité de main d’œuvre. Le but étant d'éliminer les lignées posant problème au sein des élevages. D'un format permettant de l'avoir toujours sur soi lorsque l'on intervient
autour des animaux, ce document d'enregistrement en temps réel est disponible sur simple demande auprès de Breizh Bovins Croissance. Téléphone : 02 97 46 28 26.