Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Finistère (29)
La prévention est inscrite dans ses gènes
 

Les premiers programmes de prévention concernaient  les accidents agricoles et les incendies. C’était en 1955. À l’époque, ces programmes constituaient une rupture dans la façon de faire pour des campagnes rurales trop enclines à entrevoir l’accident comme une fatalité. Depuis 53 ans, que de chemin parcouru en matière de prévention. Mais toujours une même détermination pour Groupama Loire Bretagne qui a « décrété » 2011, année de la prévention ; avec ce label : « Vivons prévention ».


Les jeunes en cœur de cible


« Nous sommes l’assureur le plus impliqué dans la prévention. Nous investissons trois fois plus de moyens que l’Etat nous le demande », a souligné Jean-Luc Baucherel, président de la caisse régionale, lors de l’assemblée de la Fédération du Finistère qui se tenait à Pont-L’Abbé, le mardi 8 novembre. Et le directeur, Christian Cochennec, de citer les 3 000 missions menées chaque année, les 25 conseillers affectés à cette tâche. « Bref, nous avons une vraie expertise dans le domaine ». Les caisses locales sont le relais incontournable pour la mise en œuvre des programmes de prévention, comme l’a expliqué Michel L’Hostis, président de la Fédération départementale du Finistère. Et d’illustrer ses propos en faisant témoigner les présidents des caisses locales de Plounéour-Trez et Saint-Derrien qui ont mené des actions de prévention sur leur secteur. « Sur le pays de Quimperlé, des opérations ont été également conduites avec l’intervention conjointe des pompiers. Une opération de prévention a été reconduite sur Ploudalmézeau, etc. », poursuit-il, en indiquant que « ces actions de terrain qui marquent la différence avec les autres organismes d’assurance » ciblent entre autres les jeunes, un public particulièrement exposé à l’accident. Et de citer  des opérations comme « le 10 de conduite jeunes, le 10 de conduite rurale renouvelé depuis 26 ans, les tests de simulation pour l’alcool, les simulateurs de conduite etc. » qui participent aussi à sensibiliser les jeunes. Si un des objectifs de la prévention est de diminuer la sinistralité (certains accidents de la route coûtent jusqu’à 10 millions d’euros pour la compagnie), Groupama met d’abord en avant l’aspect humain, valeur héritée de sa culture mutualiste forgée sur les territoires au contact de la population. « Le nombre d’accidents tend à diminuer, mais la gravité augmente ».


Lutte contre l’insécurité routière


La lutte contre l’insécurité routière figure parmi les priorités de la prévention a appuyé pour sa part le capitaine Lionel Bresset, commandant de l’escadron de sécurité routière du Finistère. « 41 personnes ont trouvé la mort et 758 autres ont été blessées dans le Finistère en 2010 », cite-t-il, en déplorant que ces 41 vies happées sont 41 de trop même si les statistiques se sont nettement améliorées ces quarante dernières années (18 000 morts en France en 1972 ; 3 992 en 2010). Et de constater que l’alcool est impliqué dans près d’un accident mortel sur deux en Finistère. Quant aux stupéfiants, ils constituen­t une problématique plus récente mais non moins inquiétante. « La conduite sous stupéfiants entraîne l’exclusion de l’assurance en cas d’accident », rappellent les responsables de Groupama. C’est aussi dans cet axe de prévention jeunesse que cet assureur propose des formations post-permis destinées aux jeunes. « Cette action financée par les caisses locales et la caisse régionale s’adresse à un public repéré comme à risque », évoque M. L’Hostis tout en soulignant que « Groupama assure les jeunes dont les parents ont leur véhicule assuré. Une ligne de conduite que n’adoptent pas toutes les compagnies, loin s’en faut… ». Une preuve que la compagnie fait  confiance en la jeunesse.
Didier Le Du




Photo : François Guivarc'h, directeur, et Michel L’Hostis, président de la fédération départementale.







1 236 sociétaires par caisse locale
Le Finistère comptabilise 114 caisses locales. Une caisse locale moyenne comptant 1 236 sociétaires pour un encaissement moyen de 1,44 million d’euros (incendie, accidents et risques divers). « Les administrateurs des caisses locales sont aussi des acteurs territoriaux et des animateurs », rappelle François Guivarc’h, directeur de la Fédération départementale du Finistère en précisant que Groupama s’inscrit dans un mouvement de féminisation de ses élus. « Depuis cette semaine, 30 % des élus sont des femmes. L’objectif étant d’atteindre 40 % en 2016 ». Sur le plan de l’activité commerciale, le Finistère connaît un « développement exceptionnel : + 8 700 véhicules assurés ; + 8 300 habitations assurées », chiffre le directeur qui dévoile les orientations futures : « Nous avons un développement potentiel dans les villes et sur le secteur côtier ». Singularité de l’assureur mutualiste : les élus appuient les collaborateurs pour la prospection.



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Date de l'article : semaine du N° du 11 au 17 Novembre 2011
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