Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 22 | Article n°12418 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Côtes d'Armor (22)
Les salariées du Sdaec font parler leur expérience
 

Elles sont 30 sur un total de 200 salariés au Sdaec, service de remplacement, qui évolue sur les trois départements des Côtes d’Armor, du Finistère et d’Ille et Vilaine. « La proportion va croissante », note la directrice Sylvie Le Clec’h-Ropers. Motivées, elles sont à l‘initiative d’un guide de conseils et astuces dont elles assurent aujourd’hui la promotion. « Il a été pensé dans le cadre du contrat d’égalité professionnelle signé par l’entreprise en 2008 ».


Lever les derniers obstacles


Concrètement ce sont les salariées du Sdaec qui ont réfléchi ensemble à un guide qui pourrait reprendre tous les conseils et astuces d’une mission allant de la prise de contact à la fin de mission. Présenté sous forme de classeur ce guide se veut évolutif et pourra être enrichi au fil du temps et des expériences. La première partie est donc consacrée à la prise de contact, à la préparation de la mission et aux conseils pour un bon déroulement, jusqu’au bilan. Elle n’est pas spécifique à la présence d’une femme dans la mission. « Cependant, relève les salariées et la direction du Sdaec, il reste encore quelques à priori dans les campagnes. Les réticences pour qu’un remplacement soit effectué par une femme ne sont pas toutes estompées ». Des irréductibles pour qui il faut bien cadrer les choses, afin de lever les derniers obstacles. Le meilleur moyen est sans doute de se mettre en bonne posture pour qu’une mission se déroule le mieux possible. Elles constatent d’ailleurs qu’une fois le pas franchi, cela se passe plutôt bien et il n’y a pas plus de remarques négatives après la prestation d’une femme que d’un homme. Parfois c’est même le contraire.


Un intérêt collectif


La seconde partie se veut plus pratique dans l’utilisation du matériel, dans l’approche des animaux, et la réalisation des diverses tâches. Le but est de faire en sorte que la mission soit agréable pour le salarié (e), donne satisfaction à l’adhérent et ne conduise évidemment pas à des accidents. Le guide recense donc les principales tâches incombant à la salariée dans sa mission en élevage laitier et porcin et distille quelques conseils et astuces. Par exemple pour dompter une vache rebelle à la traite, éparpiller avec  moins de fatigue la paille d’une stabulation, pratiquer un vêlage, transporter le veau sans difficulté, rentrer ou sortir une truie d’une case maternité, déplacer un animal  mort…  En essayant à chaque étape d’évaluer le bénéfice en terme de conséquences pratiques, d’efficacité, de limitation des risques. Le guide est particulièrement riche d’enseignement et illustre aussi que dans certaines situations la force ne fait pas tout. Le bon sens et un peu d’imagination doivent permettre de réaliser toutes les tâches avec efficacité  et sans prendre de risques pour leur intégrité physique. C’est d’abord avec la tête qu’elles commencent un travail avant d’y  mettre les bras. Le président Jean-Yves Milbeau souligne : « Les responsables sont évidemment satisfaits. Les femmes se sont appropriées cette démarche, qui s’inscrit parfaitement dans l’intérêt collectif, c’est à dire de tous les salariés hommes ou femmes, mais aussi les adhérents ». C’est donc un guide qui trouvera sa place dans les mains de tous les acteurs du remplacement.
Pierre Dénès


 


Photo : Un groupe de salariées qui a participé à  l’élaboration du guide et en assure aujourd’hui la promotion.






Épanouies dans leur métier
Sonia, Nadine, Elina, Marylène, Karine et Françoise font partie des salariées du Sdaec qui ont participé à l’élaboration du Guide des Conseils et astuces. Elle sont 2, 5, 7 ou 10 ans d’expérience du remplacement. Visiblement épanouies dans leur métier, elles n’hésitent pas à témoigner. Sonia, non issue du milieu agricole, était d’abord à mi-temps au contrôle laitier et à mi-temps Sdaec. Après une formation d’un an, elle a franchi le pas du temps complet au Sdaec. Elle apprécie les horaires et de meilleures conditions salariales. Nadine a débuté par un remplacement pour un congé maternité en Côtes d’Armor. Une mutation pour des raisons familiales l’a conduit aujourd’hui à exercer dans le centre Finistère. « Je travaille à 80 % depuis la naissance de notre  deuxième enfant ». Des exemples qui illustrent comment la structure s’adapte pour ne pas perdre le potentiel de ses compétences féminines. Elles reconnaissent également que sur le terrain les choses bougent : « Face à des demandes, comme celles qui consistent à adapter les horaires à des contraintes familiales, le dialogue suffit le plus souvent à trouver une solution acceptable par le salarié et l’adhérent ».



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 11 au 17 Novembre 2011
Imprimer l'article Imprimer l'article



Quand le café devient grand cru





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)