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Bien préparer l’agnelage
 

Après les périodes de saillie et de gestation, c’est à l’agnelage que se concrétise le nombre d’agneaux produits par brebis. Son bon déroulement repose d’abord sur les actions de prévention. Il faut une bonne préparation des brebis, de la bergerie et du matériel adéquat.


Surtout les 3 dernières semaines


La préparation des brebis commence dans le dernier mois de gestation. En effet, le développement du ou des fœtus (de 40 à 150 g/jour) accroît les besoins alimentaires de la brebis au cours des 3 dernières semaines de gestation. Une sous- alimentation énergétique ou azotée a des conséquences directes sur le poids des agneaux à la naissance et donc sur les principaux critères de performance de l’agneau (vitesse de croissance, poids de carcasse, état d’engraissement). Il faut éviter que la brebis puise sur ses réserves corporelles pour subvenir aux besoins de croissance du fœtus. La distribution de fourrages peu encombrants doit être privilégiée pour éviter les prolapsus du vagin. Le rationnement des fourrages est particulièrement conseillé à ce stade physiologique. Les apports de concentrés et de minéraux doivent couvrir les besoins spécifiques de fin de gestation, en énergie et en azote (PDI), calcium et phosphore. Ces besoins sont à moduler en fonction du poids vif, de l’état corporel des brebis et du niveau de prolificité.


Vermifuger


Il est conseillé de vermifuger les animaux à la rentrée en bergerie, car en fin de gestation et en début de lactation, on note une dépression immunitaire qui les rend plus sensibles aux infestations parasitaires. Réalisée à ce stade, la vermifugation permettra de limiter l’accroissement de la pression parasitaire enregistrée 4 à 5 jours avant la mise-bas, à la suite de la baisse de l’immunité. Les rappels vaccinaux (entérotoxémies, pasteurelloses...) sont à réaliser 4 à 6 semaines avant les mises-bas afin que l’agneau bénéficie d’une immunisation par le colostrum. Les brebis gestantes doivent être installées dans une bergerie propre et préalablement désinfectée avec un produit à large spectre (bactéricide, virucide, fongicide et ookysticide). La longueur d’auge doit être suffisante  pour que chaque animal trouve sa place, lors de la distribution des aliments afin d’éviter les bousculades qui peuvent causer des avortements. On compte en général 2,5 brebis par mètre d’auge et 1,2 m2 de place au sol.


48 h en cases d’agnelage


Les cases d’agnelages sont indispensables. Elles permettent d’isoler la brebis et ses agneaux pendant 48 heures. Cela permet de surveiller le développement du lien entre la mère et ses petits, d’attraper facilement l’agneau pour les diverses interventions qui suivent la naissance (désinfection du nombril, identification, etc.). La case mesure 1,2 à 1,5 m2 et dispose d’eau pour la brebis (abreuvoir ou seau suspendu). Il faut prévoir un nombre de cases équivalent à 15 % de l’effectif du troupeau pour des luttes naturelles ou 25 % de l’effectif du troupeau pour des luttes synchronisées. Après 48 heures, les agneaux sont transférés en compagnie de leur mère dans un parc plus grand avec d’autres mères et leurs agneaux. Il est important de pailler abondamment les cases d’agnelage et d’utiliser des produits asséchants pour éviter tous risques sanitaires. En élevage, il y a toujours des agneaux à sauver : orphelins, agneau d’agnelles, triplés… Il peut être utile de prévoir un local d’allaitement artificiel et le matériel adapté pour la distribution du lait reconstitué (seau à tétines ou louve). Alain Gouëdard / Chambre d’agriculture d’Ille et Vilaine


 


Photo : Les cases d'agnelage permettent d'isoler la brebis et ses agneaux pendant 48 heures avant de les remettre en groupe plus important.

 





Analyser les pertes en élevage
L’analyse des pertes subies dans un élevage permet de mettre en évidence des points d’amélioration possibles, en identifiant et en quantifiant les causes. En effet, le taux de mortalité conditionne les résultats économiques et l'identification des causes permet de les améliorer. Il est important d’enregistrer tous les évènements de production, de reproduction. En cas de pertes importantes, le recours aux analyses de laboratoire ou aux autopsies est utile. Plus on a de données et d’informations, plus on a de leviers pour régler les problèmes.



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Date de l'article : semaine du N° du 11 au 17 Novembre 2011
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