Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Finistère (29)
La chasse aux poux est ouverte
 

« Depuis quelques années, on note une augmentation du nombre d’élevages touchés par les parasites externes et les poux en particulier », observe le service bovins viande de la Chambre d’agriculture.
La contamination des troupeaux se fait suite à l’introduction d’animaux, à la proximité des élevages ou à l’échange de matériels (contention, bétaillère).


Il fait le plein en 2-3 hivers


« Après deux ou trois années, le parasite occupe tout son territoire ».Les bâtiments sont infestés et dès l’entrée à l’étable, l’ensemble du cheptel se contamine à nouveau. « Les conséquences zootechniques sont difficiles à chiffrer, mais sont réelles : absence de croissance, perte de valeur commerciale avec, quelquefois, de très rares cas de mortalité chez les veaux ».
Si l’élevage est fortement contaminé, le conseil est de traiter l’ensemble des animaux avec un antiparasitaire externe dès la rentrée à l'étable (parasites internes et externes). Pour les jeunes (broutards et génisses de l’année), on peut appliquer un antiparasitaire plus complet contre les strongles et les poux. « Dans tous les cas, le mieux est de consulter son vétérinaire qui prescrira le meilleur produit selon les autres pathologies de l’élevage (présence de douve par exemple ».


Les adultes au cas par cas


« La vermifugation à large spectre n’est pas indiquée notamment pour les vaches et les adultes en général. Dans ce cas, il convient d’appliquer, seul, un antiparasitaire externe dès la rentrée à l’étable. Une seconde application sera nécessaire en milieu d’hiver ». Outre les poux, l’approche du parasitisme chez les bovins adultes n’est pas aussi simple qu’on le dit. Sur les vaches adultes, les strongles digestifs se trouvent principalement sous la forme enkystée. Ils ne pondent pas d’œufs ; donc dans les bouses, on ne va rien trouver.
Au-delà de la baisse de production laitière, de la baisse des performances de reproduction, le parasitisme altère également les défenses naturelles de l’animal. Une vache qui contracte un virus ou une bactérie sera plus sensible si elle est parasitée. D’où l’utilité de se poser régulièrement la question de l’intérêt de vermifuger les vaches en lait (sans pour autant que cela ne devienne systématique). Le retour sur investissement peut être rapide.




Légende photo : Le matériel en commun est une source de prolifération des poux.

 



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Date de l'article : semaine du N° du 4 au 10 Novembre 2011
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