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Vers une génétique de précision
 

« Jusqu'en 1960, on retenait les meilleurs animaux à vue d'oeil », explique Gérard Albers, directeur de la Recherche de Hendrix Genetics. « Puis de 1960 à 2010, on a sélectionné ceux qui avaient la valeur génétique la plus élevée et depuis 2010, sur ceux qui ont les meilleurs gènes ». Les filières animales veulent un niveau de production, une efficacité alimentaire, des animaux sains. Les consommateurs recherchent la valeur nutritionnelle et gustative, la qualité sanitaire. Les critères se multiplient, il faut trouver des caractères indicateurs facilement mesurables, par exemple, la qualité de l'oeuf ou l'épaisseur de lard dorsal. « Nous devons estimer les associations génétiques qui relient ces caractères, pour les utiliser de façon optimale, dans les index ». L'approche génétique « historique » est difficile et coûteuse à conduire simultanément sur beaucoup de caractères. On peut sortir de la difficulté par la génomique. Les marqueurs génétiques reflètent la séquence ADN d'une région chromosomique et la valeur génomique est obtenue par l'analyse de 60 000 marqueurs pour chaque candidat à la sélection. Le génotypage à haut débit coûte de 0,1 à 0,2 ct par marqueur.


Un gain additionnel


« La base de donnée d'Hendrix Genetics compte actuellement 12,4 millions d'animaux (pondeuses, porcs, dindes..), avec leur pedigree complet », souligne G. Albers. Les analyses portent sur des échantillons sanguins et des tissus cellulaires. En fonction des espèces, le gain génétique additionnel peut être de 40 à 100 % en pondeuses, de 20 % en poulet, 15 % en dindes. « Nous allons vers une génétique de précision. La génétique génomique intègrera la connaissance des gènes et des réseaux de la régulation des fonctions biologiques pour un pilotage fin des performances des animaux ». En attendant pour chaque production animale, le futur immédiat passe par les mesures de caractères, la mise en relation avec les marqueurs localisés dans le génome dont la séquence est connue. Patrick Bégos


 


Photo : Le travail de séquençage de l'ADN se fait sur cet appareil, à partir d'une goutte de sang prélevée sur l'animal.


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Date de l'article : semaine du N° du 4 au 10 Novembre 2011
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