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Hendrix veut devenir leader mondial
 

Avec la construction de son siège social France et de son laboratoire, à Ploufragan, Hendrix Genetics est « en ordre de marche pour prendre part au défi alimentaire planétaire », déclare son président Thijs Hendrix. Le groupe est au 2e rang mondial en génétique, derrière l'allemand Wesjohann. Hendrix a une position de pointe en pondeuse avec la souche ISA, leader sur le marché. Il est bien implanté en porc (Hypor) et en dinde (Hybrid). La branche distribution des animaux issus de la sélection s'appuie sur SFPA, Integra et Grelier.


L'avenir de la sélection


Le groupe est majoritairement familial (66 % des capitaux, 22 %  au management et 12 % pour Sofiprotéol). « Nous avions 55 collaborateurs en 2004. Nous en avons aujourd'hui 2 100, dont 60 % en France », explique T. Hendrix. « La Bretagne (300 salariés dont une vingtaine de chercheurs et généticiens) et les Pays de la Loire (600) sont les deux bases françaises ». « Le groupe a l'ambition de devenir le numéro 1 mondial de la génétique ». Dans les 50 prochaines années, la production alimentaire devra progresser de 50 %, avec des ressources limitées. « Nous sommes persuadés que 70 % de cette progression sera liée à l'amélioration de l'efficacité technique et technologique, notamment par la sélection ».


Indice et prix de revient


Pour conforter sa place de leader, Hendrix Genetics multiplie ses axes de recherche. Laurent Taalbi, responsable de Hendrix Genetics France, cite les travaux sur l'indice de consommation en porc. Le Groupe a investi dans 116  stations d'alimentation automatique, enregistrant en continu, l'indice et le comportement alimentaire des animaux. « À l'horizon 2020,  l'économie en aliment, grâce à ces investissements et à la génomique, sera supérieure de 40 % à une sélection dite classique (200 g d'aliment en moins par kg de poids vif au lieu de 140 g en sélection classique) ». Dans le domaine de l'oeuf, les recherches ont porté sur l'identification des animaux porteurs du gène de sensibilité aux odeurs de poisson. « Avant de connaître ce gène, la poule pondeuse ne devait consommer que 3 % maximum de tourteau de colza, pour éviter l'odeur de poisson dans les oeufs. Les chercheurs ont isolé le gène de sensibilité et n'ont retenu que les poules ne l'ayant pas. Avec ces travaux, la poule peut maintenant consommer jusqu'à 10 % de tourteau de colza, d'où une baisse du prix de revient ». À échéance de 10 ans, Hendrix a comme objectif d'offrir à la filière, des poules pondeuses ayant un potentiel de production de 500 œufs à 100 semaines d'âge durant un cycle de production. « Au sein de nos lignées pures , nous avons déjà des poules dépassant cet objectif, la championne atteint aujourd'hui la performance de 571 œufs à 100 semaines ». Un grand bon en avant si on compare ces performances à la moyenne des élevages d'aujourd'hui (316 œufs à 72 semaines d'âge). Patrick Bégos


 


Photo : Hendrix Genetics a de fortes ambitions en génétique mondiale comme l'ont montré son président Thijs Hendrix (à gauche), et Laurent Taalbi, responsable France.







Deux histoires parallèles
En 1959, Harry Hendrix démarre l'accouvage dans sa ferme familiale aux Pays Bas. En 1986, les trois frères Hendrix, dont Thijs, prennent la succession des parents et s'engagent dans l'acquisition de programmes de sélection de poules. En France, la SA Studler est créée en 1962 et dès 1963, la pondeuse Warren-Studler devient la poule à œufs roux la plus vendue en Europe. Les activités sont regroupées en 1975 dans 2 entreprises : l'ISA (sélection) et la SFPA (distribution). La SA Goubin de Plouguenast intègre l'ISA en 1994. Les deux histoires se rejoignent en 2005 avec la création de Hendrix Genetics issu de la fusion de Hendrix Poultry Breeders et de l'ISA-SFPA. En 2008, Sofiprotéol entre dans le groupe comme partenaire stratégique de long terme. L'acquisition de France Hybrides (porc) en 2008 puis la fusion-acquisition de Grelier, (leader français de la dinde), confortent le poids du groupe.



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Date de l'article : semaine du N° du 4 au 10 Novembre 2011
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