Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Légumes | Article n°12366 |
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Une météo pénalisante
 

Les aléas climatiques ont fortement impacté la campagne 2011 des légumes industrie en Bretagne. « Cette année, certains producteurs ont choisi de ne pas semer pour assurer l'approvisionnement en fourrages de leur troupeau, suite à la sécheresse », précise Georges Galardon, président de l'Uopli (Union bretonne des Organisations de Producteurs de Légumes destinés à l’Industrie). Au total, 21 300 ha ont été semés par les OP bretonnes, en baisse de 1 % par rapport à l'an passé. En pois, les surfaces semées, 8 100 ha, étaient en hausse de 6 % par rapport à 2010, mais « les rendements ont été très hétérogènes du fait du printemps sec. Les producteurs équipés en irrigation s'en sont bien sortis. Même en Bretagne, ces équipements sont primordiaux et doivent être encouragés », souligne Georges Galardon. En prenant en compte un rendement moyen de 8,1 tonnes brutes/ha, le tonnage devrait dépasser 65 000 tonnes.


Pression des maladies


En haricot, les surfaces semées ont été équivalentes à l'an passé (7 250 ha). Sur ce légume également, les rendements sont hétérogènes, du fait du manque d'eau et des attaques de sclerotinia. « La fraîcheur des températures estivales a allongé la pousse des cultures, les rendant plus vulnérables aux maladies. » La production devrait avoisiner les 92 000 tonnes en Bretagne. S'agissant des flageolets, la récolte est en cours, avec des rendements corrects. Par contre, les surfaces semées enregistrent une baisse de 27 %. Avec un rendement moyen de 7,1 t brut/ha, les quantités récoltées devraient dépasser 9 000 t. Sur les épinards, l'irrigation a également fait la différence pour les rendements de printemps. 2 650 ha de ce légume ont été mis en place, en augmentation de 4 %. Les carottes occupent quant à elles 700 ha en Bretagne, une surface stable.


Charges qui grimpent


Suite à cette campagne tendue techniquement, les producteurs espèrent des prix rémunérateurs pour la prochaine saison. Les coûts de production sont en hausse : énergie, engrais, produits phytosanitaires, irrigation… À cela, s'ajoutent les difficultés liées à la diminution de moyens de lutte phytosanitaire. « Elle s’est fait cruellement sentir dans ces circonstances difficiles où il faut être capable de réagir rapidement et efficacement », notent les responsables du Cenaldi (organisation nationale des producteurs). Le pilotage des cultures est de plus en plus compliqué et l'investissement à l'hectare est important : certains producteurs se posent la question du maintien de cette activité. « Les différents maillons de la filière doivent intégrer les nouvelles contraintes. Il est plus que nécessaire que les producteurs retrouvent une rentabilité sur leurs cultures de légumes. » Agnès Cussonneau



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Date de l'article : semaine du N° du 28 Octobre au 3 Novembre 2011
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