Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Autres productions | Article n°12365 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
La certification passe par le laboratoire
 

Pour se faire une place sur le marché mondial, la filière bretonne de plants de pommes de terre s’appuie sur une image liée à la qualité. « Dans la décision du client, l’aspect variétal est important, mais la qualité  est indispensable », confirme Emmanuel Guillery, directeur de Bretagne Plants. Dans le domaine de la certification des semences de pommes de terre, cette notion repose essentiellement sur des exigences sanitaires. Garantir que la production bretonne y répond est une des missions de Bretagne Plants. De mai à août, les 14 inspecteurs du Service officiel de contrôle réalisent les suivis au champ pour noter chacune des parcelles de multiplication en fonction des défauts visibles de la culture.


Maintenir le bon état sanitaire breton


À Hanvec (29), le laboratoire dédié à la détection des pathogènes reçoit 3 500 échantillons / an, correspondant à chacune de ces parcelles. À partir des 600 000 tubercules que cela représente, des tests virologiques et microbiologiques complètent la notation visuelle. Le laboratoire de microbiologie travaille notamment à vérifier l’absence de 2 bactéries de quarantaine. La Bretagne reste une zone de production indemne de ces bactéries. « En 10 ans, nous n’avons eu que 2 cas positifs », précise Emmanuel Guillery. Un des atouts de la région est qu’elle travaille « à plus de 99 % avec ses propres plants. » Plus présents, les virus  « préoccupent beaucoup plus les producteurs », explique Jean-Victor Marhic, responsable des laboratoires.


S’organiser avec la saisonnalité


Les analyses portent sur les 6 principaux virus affectant la pomme de terre. Du taux de plants atteints dépendra le classement du lot : « jusqu’à 1 % de tubercules porteurs de virus, le lot peut-être classé super élite, jusqu'à 2 % on est dans la catégorie élite, ensuite, on arrive en A et à partir de 5 %, on passe en B. Au-delà de 10 %, le lot est refusé et part à la consommation », détaille-t-il. Le test qui détermine la présence des virus se fait à partir d’un jus de plantes qu'il aura fallu cultiver pendant 5 semaines à partir du prélèvement d’un œilleton sur chaque tubercule. 2 000 m² de serres
accueillent les 600 000 plants élevés chaque année pour le test virologique. « Nous devons aller vite, ajoute Jean-Victor Marhic. Les résultats doivent être connus avant l'expédition du lot. » Ce qui explique une forte concentration de l'activité du site sur l'automne, d'autant que c'est aussi à cette période que les analyses de détection des nématodes démarrent. « Dans toutes les parcelles où il y aura du plant l'année suivante, une analyse de terre est faite pour détecter la présence de nématodes. » Si des nématodes à kystes sont observés, le producteur devra trouver une autre parcelle pour la multiplication. Pour répondre aux besoins de la filière, diverses analyses plus ponctuelles sont réalisées. Par exemple pour informer les producteurs des vols de pucerons, identifier des variétés par une analyse ADN, rechercher les champignons responsables d'une pourriture constatée… Le personnel doit donc être polyvalent. Sur les 25 personnes qui travaillent dans le laboratoire en automne, 8 sont des permanents. « Le reste de l'année, illustre Emmanuel Guillery, ils interviennent aussi sur la culture in-vitro » et réalisent les tests sur tomate, ail ou échalote, proposés par Bretagne Plants. Ronan Lombard


 


Photo : 600 000 plantes / an sont mises en préculture dans le cadre de la détection des virus.







Une filière dynamique
Avec 5 151 ha de production et 137 000 t de semence certifiée dont les 2/3 étaient destinés à l’export, la filière bretonne poursuit sa croissance. Du côté des variétés obtenues par Bretagne Plants, le tonnage commercialisé atteint 35 000 t en 2010, c’est 5 fois plus qu’en 2000. En 2011, 1 465 ha de multiplication concernaient ces variétés. Avec 18 500 t, les variétés export obtenues par Bretagne Plants (Alaska, Elodie…) représentent 23 % des exportations bretonnes. Démarré en 2003, le créneau chair ferme (Gourmandine, Galante…) représente 7 000  t en 2010. L’objectif de Bretagne Plants est de continuer à élargir la gamme, notamment avec des variétés destinées à la transformation industrielle, en se fixant l’objectif d’inscrire  3 nouvelles variétés / an.



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 28 Octobre au 3 Novembre 2011
Imprimer l'article Imprimer l'article



Quand le café devient grand cru





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)