Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Finistère (29)
Une exploitation disparaît chaque jour
 

Le paysage agricole finistérien se modifie en profondeur. C’est ce que révèle le service régional de l’information statistique et d’information de la Draaf qui commence à distiller les données finistériennes du recensement agricole de 2010.
À grands traits, on s’aperçoit qu’en l’espace de 10 ans, trois exploitations sur dix ont disparu. Le mouvement ne devrait pas ralentir si l’on se réfère à l’évolution actuelle du paysage agricole et à l’âge des exploitants : 46 % des chefs d’exploitation avaient plus de 50 ans en 2010. Même si l’âge de la retraite recule, on peut dire que dans 10 ans, la plupart des ces « quinqua » ne seront plus dans le métier. La perspective de moins de 5 000 exploitations à l’horizon 2020 se profile. Encore moins si l’on considère les exploitations de taille économique dite « moyenne » ou « grande » (25 000 euros de chiffre d’affaires par an) qui ne sont que 6 200 en 2010.


Productivité en hausse


Pour autant, l’agriculture demeure un pilier économique du département. 17 400 personnes y travaillent de manière permanente, soit 5 % de l’emploi total du département. Dans cette main-d’œuvre totale, les salariés pèsent 4 400 emplois permanents. La réduction de près d’un quart de la main-d’œuvre agricole est intimement liée à la modernisation des outils : il faut moins de bras pour produire le même volume de production.
Parallèlement à la disparition des exploitations, la SAU moyenne des fermes a progressé de 14 ha en 10 ans, passant de 35 ha à 49 ha en 2010. Cette terre libérée vient essentiellement des petites structures de moins de 20 ha qui représentaient 41 % des exploitations en 2000 et ne représentent plus qu’un tiers du total 10 ans plus tard. À l’inverse, les exploitations de plus de 80 ha ont poussé les murs et couvrent aujourd’hui la moitié de la SAU départementale.


Du lait et du hors-sol


Le Finistère demeure un département laitier : le troupeau de 168 000 vaches et la suite occupe 41 % de la SAU et fait travailler un actif sur quatre. Depuis 10 ans, 26 % des exploitations lait ont disparu. La baisse est moins importante que dans les autres départements bretons (- 32 % en moyenne régionale).
Le département se démarque également par une forte implantation d’élevages hors-sol. Ils se caractérisent par des structures de grande taille avec une forte proportion de main-d’œuvre salariale. Les exploitations porcines représentent 15 % des structures, mais détiennent 27 % des capacités d’engraissement de la Bretagne. Quant aux surfaces avicoles, elles représentent 9 % des structures et concentrent 35 % des effectifs de la région. Depuis 2000, le département a perdu 20 % des exploitations porcines et 30 % des exploitations avicoles. Didier Le Du



Une terre légumière
Le Finistère se distingue également par ses productions légumières (20 800 ha). Il concentre 43 % des surfaces régionales, réparties entre des cultures sous serres (tomates) et des légumes de plein champ. Les exploitations spécialisées en «maraîchage et horticulture» représentent 7 % des structures. Cette activité, exigeante en main-d’œuvre, utilise en moyenne 7,5 UTA par exploitation.




Légende photo : Le Finistère demeure un département laitier.

 



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Date de l'article : semaine du N° du 21 au 27 Octobre 2011
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