Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 29 | Article n°12338 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Finistère (29)
Quinze Froment du Léon font une installation
 

Valentin Quéguiner a toujours voulu travailler en lien avec l’agriculture. Pas étonnant que ce fils de légumier ait emprunté la voie de la formation agricole dès le bac pro. « J’ai toutefois bifurqué vers le machinisme jusqu’au BTS », explique-t-il. Puis retour vers les vaches au travers d’un certificat de spécialisation lait.
Tout au long de son parcours de formation, Valentin Quéguiner croisera souvent des vaches sur son chemin. « Lors de stages, mais aussi durant les deux ans et demi pendant lesquels j’ai travaillé dans une exploitation laitière », raconte-t-il. Autant d’expériences qui le conduiront progressivement vers un projet d’installation. « J’ai failli m’installer en production laitière conventionnelle. Mais le projet n’a pas abouti pour différentes raisons », dit-il.


Des investissements à la clé


De fil en aiguille, il réfléchit à une autre voie pour devenir agriculteur. « C’est ainsi qu’est né le projet de vente directe de produits laitiers bio », explique-t-il, précisant que son père, en production légumière bio depuis 2000, vend également une partie de sa production à la ferme depuis 2006.
Ce choix de vente directe à la ferme a été également retenu en raison de la situation géographique de l’exploitation : sur la route côtière de Morlaix à Carantec, face au Château du Taureau. « Il est clair que pour un tel projet, il faut penser marché. Et pour qu’il y ait marché, il faut une population de proximité. D’autant que toute la production est vendue à la ferme (le samedi matin), mis à part une participation à un marché à la ferme sur Cléder (jeudi en soirée) ».
Le fait d’adosser son activité laitière sur une exploitation existante a grandement facilité le parcours de ce jeune qui a suivi le cursus « normal » pour s’installer (DJA, prêts JA). « La salle de traite (TPA d’occasion), la stabulation, le laboratoire, les frigos, la salle d’affinage pour le fromage et le magasin de vente à la ferme ont été aménagés dans un bâtiment existant », montre l’éleveur. Et d’estimer que faire sortir un tel projet de terre en partant de rien aurait été difficile financièrement. « Le matériel agricole était déjà présent sur l’exploitation légumière », ajoute-t-il en mettant aussi l’accent sur la complémentarité agronomique bovins/légumes.


Un emploi à plein temps


Le projet bien ficelé, restait à choisir la race de vaches. Finalement, c’est la Froment du Léon qui a été élue. Une race autochtone qui avait pratiquement disparu du territoire. « La difficulté a été de trouver suffisamment de vaches bio de cette race. J’ai été aidé en cela par Jean Sergent, responsable des races locales au Parc d’Armorique. Malgré tout, faute d’effectifs suffisants, j’ai été obligé de compléter avec d’autres races ».
L’objectif de cet éleveur est de parvenir à constituer un troupeau d’une quinzaine de Froment du Léon (production moyenne 4 000 litres/VL). Un effectif suffisant en première étape pour occuper une personne à plein temps. « C’est surtout au niveau de la transformation qu’il y a beaucoup de travail. L’écrémage prend une heure et demie par jour ; la fabrication du beurre revient deux fois par semaine, etc ». Bref, conduire un  atelier en vente directe n’est pas une vie de bohème. « Il ne faut pas que les gens rêvent : c’est du travail. Mais voir les clients revenir et commander d’une semaine sur l’autre est une véritable satisfaction ». Didier Le Du



De la couleur en boutique
Valentin Quéguiner fabrique de la tomme, du fromage à raclette, du fromage à pâte pressée cuite, du fromage blanc… et bien sûr du beurre bien jaune. « C’est une des particularités de la Froment du Léon, une race beurrière », rappelle-t-il en faisant remarquer qu’il s’attache à toujours apporter du vert dans la ration des vaches. « Y compris en hiver quand elles ne peuvent pas sortir, j’amène de l’herbe à l’autochargeuse en complément du foin et des betteraves ».
À côté de tous ces produits laitiers les clients peuvent trouver artichaut, chou-fleur, chou rouge, oignon, échalote, courgette, céleri rave, potiron, potimarron, etc.
Contact : Gaec de Keriven Ar Mor, Taulé.



Présente au marché de la biodiversité
Valentin Quéguiner conduira une de ses Froment du Léon au marché de la biodiversité domestique et des restaurateurs de Bretagne, organisé par le Parc régional d’Armorique, ce samedi 22 octobre, au Faou.
L’ensemble des races bretonnes  Au Faou, le samedi 22 octobre, les races bretonnes (Bretonne Pie Noir, Armoricaine, Porc Blanc de l’Ouest, moutons d’Ouessant, de Belle-Île et des Landes de Bretagne, la chèvre des fossés, Coucou de Rennes) et des variétés végétales régionales cultivées seront à l’honneur sur la place des foires pour ce grand rassemblement de la biodiversité domestique.
Samedi 22 octobre de 10 h à 17 h, Maison du Parc et Place aux foires - Le Faou
- Pôle animal : une dizaine de races locales de Bretagne, produits fermiers (gwell, rillettes, etc).
- Espace restauration : Kig-ha-Farz géant, à 12 h, élaboré à partir de viandes de Porc Blanc de l’Ouest et de vache Armoricaine.
- Pôle végétal : Pommes, choux et autres fruits et légumes de variétés bretonnes. Chacun pourra apporter les pommes de son verger et apprendre à reconnaître les variétés grâce aux conseils des animateurs.
- Fabrication de pain et cuisson au four à bois, pressoir et stérilisation de jus de pomme et dégustation de légumes anciens.
- Espace animation
pour les enfants.
- Marché des producteurs.
- Forum : trois tables rondes sur la préservation de la  biodiversité domestique, de sa valorisation et des  débouchés possibles.
- Et encore : démonstrations culinaires (à partir de 11 h), atelier du goût atour du Porc Blanc de l’Ouest.





Légende photo : Valentin Quéguiner a choisi la Froment du Léon qui produit un beurre de couleur dorée, naturellement riche en carotène.

 



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 21 au 27 Octobre 2011
Imprimer l'article Imprimer l'article



Quand le café devient grand cru





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)