Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Légumes | Article n°12325 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Poireau : des traitements plus «light»
 

La lutte contre le thrips, problème récurrent sur toutes les régions de production du poireau, fait partie des thématiques développées sur la station CTIFL de Carquefou (44). « Les solutions phytosanitaires ont été diminuées. Nous testons actuellement des combinaisons de produits chimiques et alternatifs, ces derniers présentant un intérêt dans une stratégie globale », note Sébastien Picault du CTIFL. Le traitement des parties aériennes (TPA) est toutefois difficile, le thrips aimant se cacher au fond des feuilles du poireau. Les chercheurs testent donc d'autres possibilités en traitement de sol et de semences, où l'action est systémique. Côté désherbage, les solutions et pistes sont peu nombreuses, en particulier sur les pépinières et en primeur. « Le métobromuron, combiné à d'autres produits, représente une voie intéressante sur le créneau automne-hiver. Nous testons actuellement sa sélectivité, qui est supérieure à notre référence. »


Explosion de l'offre de produits alternatifs


Concernant le dépérissement racinaire, des produits alternatifs sont également testés. « Nous constatons aujourd'hui une explosion de l'offre sur ce type de produits qui peuvent être des extraits de plantes, d'algues, certains champignons, des acariens, des nématodes... Leur efficacité demande à être évaluée. À Carquefou, ils concernent environ la moitié des essais phytos sur l'ensemble des cultures. Nous utilisons les méthodes d'expérimentation décrites par la CEB (Commission des essais biologiques). » En poireau bio, des spécialités commerciales à base de nématodes, de bacillus thuringiensis et de spinosad ont été testées contre la teigne sur une culture d'automne. « Dans les conditions de l'essai avec une pression peu importante du ravageur, le spinosad a été le plus intéressant. Les nématodes peuvent aussi faire partie des solutions intéressantes, mais leur application pratique est compliquée. » Ces résultats seront à confirmer. Agnès Cussonneau


 


Photo : La lutte contre le thrips, grande thématique d'essai au CTIFL de Carquefou.







Le risque « rouille » se prévoit
Problème majeur sur le poireau, la rouille a fait l'objet d'un modèle de prévision des risques, qui va entrer en phase de pré-lancement en 2011 et sera disponible en 2012. Pour prédire le risque, le modèle prend en compte des données météo au pas de temps horaire : température, humidité et pluviométrie. Plusieurs constats ressortent des essais : plus que les contaminations, les sorties de taches sont à cibler pour les traitements. Et la sensibilité variétale a un rôle prédominant, l'indice de risque en tient donc compte. Ne dispensant pas des observations au champ, cet outil constitue une aide à la décision pour la protection sanitaire.



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 14 au 20 Octobre 2011
Imprimer l'article Imprimer l'article



Quand le café devient grand cru





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)