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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Bovins Viande | Article n°12315 |
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Des marges à la peine en viande bovine
 

Avec des prix globalement à la hausse et un contexte commercial favorable qui a permis une reprise de la production, on aurait pu imaginer de meilleurs résultats en 2010 pour les producteurs de viande bovine. Malheureusement, les charges proportionnelles sont en progression à l’image des autres productions animales. Ce sont surtout les coûts alimentaires qui sont impactés de façon importante par les fluctuations du prix des matières premières. L’énergie, les engrais concourent, eux aussi, à cette évolution. Les exploitations de l’échantillon en production de viande bovine présentent des caractéristiques très différentes selon le type de bovins qu’elles produisent. Le nombre moyen de vaches par exploitation se situe globalement entre 40 et 50 chez les naisseurs et naisseurs-engraisseurs. Le nombre d’UGB, lui, dépend du type d’animaux élevés. Les exploitations qui élèvent leurs veaux affichent logiquement des chargements faibles, contrairement à celles qui achètent des animaux pour les engraisser. En ce qui concerne les taurillons, les animaux issus d’élevages naisseurs-engraisseurs sont vendus à un meilleur prix au kg.


Une éphémère embellie


Depuis trois ans, la situation financière des éleveurs de bovins viande ne cessait de se dégrader. La tendance s’est
enfin inversée au début de l’année 2010 avec des signaux encourageants et très attendus par les éleveurs. Malheureusement, cette embellie n’a été que de courte durée. L’Excédent brut d’exploitation (EBE), depuis quelques années, stagnait aux environs de 250 €/UGB, ce qui ne laissait que très peu de marges de manoeuvre par rapport aux engagements financiers. Cette année, il réalise un bond et augmente de plus de 100 euros sur le premier semestre. Mais, sous la pression des charges, cet indicateur s’est à nouveau dégradé progressivement en fin de période. Malgré tout, les critères financiers sont stables. Cependant, les faibles réserves ne laissent que peu de possibilités d’investissements.


Perspectives 2011


2010 restera une exception. En 2011, on assiste déjà à un repli de la production en France et en Europe. La baisse concerne surtout les disponibilités en réformes laitières suite à la remontée du prix du lait, à l’attribution de 2 % de quotas supplémentaires, sans oublier les attributions provisoires. Le cheptel allaitant est en augmentation, mais la baisse des naissances de 2008 et les ventes à l’export de broutardes en 2009 vont peser inévitablement sur le nombre de génisses de renouvellement. La production de taurillons issus du cheptel allaitant devrait augmenter compte tenu des naissances en 2009. Par contre, les abattages de taurillons issus du troupeau laitier seront moins nombreux avec la reprise de la production de veaux de boucherie. L’épisode de sécheresse qui a sévi dans l’Ouest pourrait également contribuer à freiner les mises en place dans les ateliers d’engraissement. En ce qui concerne les broutards, une offre assez abondante et une augmentation du prix des céréales seront des éléments retenus par les engraisseurs pour faire pression sur le prix des bovins d’engraissement. La production de veaux de boucherie devrait rester stable dans un contexte de maîtrise. Le prix des matières premières, les budgets consacrés à la promotion de la production et la réponse des éleveurs au découplage de leurs primes à l’abattage, seront des facteurs de variation susceptibles d’impacter la production. Le prix des veaux de 8 jours devrait se maintenir à un niveau faible. Jean-Michel Dailleux / Cogedis Fideor


 


Photo : Comme dans d’autres productions, les éleveurs de vaches allaitantes voient leurs charges proportionnelles progresser.







Consommation stable
La consommation de viande bovine est restée stable en 2010. Après un premier semestre en demi-teinte, elle est repartie à la hausse au cours du 2nd semestre. Les consommateurs ont toujours une préférence pour les produits les moins onéreux, de type quartiers avant, des animaux laitiers. La consommation de viande hachée a ainsi enregistré un bond de 7 %. En revanche, la consommation de viande piécée est à nouveau en recul. À l’inverse, la consommation de viande de veau est en hausse, portée par de nombreuses opérations de promotion. En ce qui concerne la répartition des achats de viande bovine, les GMS (Grandes et moyennes surfaces) se taillent la part du lion avec 80 % des achats réalisés.



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Date de l'article : semaine du N° du 14 au 20 Octobre 2011
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