Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Ille et Vilaine (35)
Une restructuration plus forte en Ille-et-Vilaine
 

De 2000 à 2010, le nombre total d’exploitations agricoles a baissé de 35 % en Ille-et-Vilaine, majoritairement du fait de la restructuration laitière. Le département reste toutefois le premier breton en nombre total d’exploitations (9 600 en 2010) et en SAU (446 400 ha), en baisse de 4% sur 10 ans. Mathématiquement, la SAU moyenne par exploitation a donc progressé (+ 44 %), passant de 32 ha à 46 ha. Les petites exploitations ont moins bien résisté : celles de moins de 20 ha représentaient 44 % du total en 2000 contre un tiers en 2010. La part des exploitations de plus de 80 ha est passé de 7 à 18 %, elles couvrent 45 % de la SAU du département.


Le lait, toujours majeur


La forte spécialisation laitière maintient l’Ille-et-Vilaine au 1er rang national sur cette production. L’orientation « bovins lait » représente près de la moitié des exploitations professionnelles, occupe la moitié de la SAU et emploie 45 % des UTA (unités de travail annuel). L’orientation « bovins viande » ne concerne que 5% des exploitations. Les élevages hors-sol sont également peu développés en Ille-et-Vilaine, par rapport au reste de la Bretagne : 8 % des exploitations en orientation porc et 6 % pour l’aviculture. Les cultures légumières et horticoles représentent 2 % des exploitations, mais génèrent des emplois (7,5 UTA par exploitation légumière).
Autre constat mis en évidence par le recensement : les agrandissements et regroupements ont entraîné une modification des statuts. Les exploitations individuelles représentent désormais 56 % des structures (contre 80 % en 2000), la part des EARL est passée de 11 à 26 %. Côté main-d’œuvre, le département a perdu 28 % des UTA, estimées à 13 700 en 2010.


Vieillissement


Les données récoltées en Ille-et-Vilaine montrent également un vieillissement des agriculteurs, plus important qu’en moyenne régionale. 17 % des chefs d’exploitation ont moins de 40 ans en 2010 (contre 28 % en 2000) et 50 % ont plus de 50 ans (43 % en 2000). La part des femmes chefs d’exploitation ou coexploitantes augmente légèrement, passant de 29 % à 31 %. L’artificialisation des terres – ou le classement en espaces naturels pour une petite partie – représente en moyenne 1 920 ha de SAU par an. Un rythme qui s’est toutefois un peu amoindri par rapport au dernier bilan : 2 350 ha/an entre 1988 et 2000.
Agnès Cussonneau
* potentiel de production d’au moins 25 000 € par an.



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Date de l'article : semaine du N° du 7 au 13 Octobre 2011
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