
L’activité agricole morbihannaise s’appuie, en 2010, et de manière permanente, sur près de 13 600 personnes, soit 5 % de l’emploi total du département. 12 100 d’entre eux sont des actifs familiaux et 1 500 des salariés permanents. Pour les 7 600 exploitations, la SAU moyenne est de 49 hectares (33 hectares en 2000). 57 % des structures ont le statut d’exploitation individuelle (79 % en 2000).Plus de sept exploitations sur dix ont une taille économique dite « moyenne » ou « grande » correspondant à un potentiel de production d’au moins 25 000 euros par an. Parmi les chefs d’exploitation, 18 % ont moins de 40 ans (30 % en 2000) et 47 % ont plus de 50 ans (39 % en 2000). Les femmes représentent 32 % des personnes travaillant sur l’exploitation. Parmi les chefs d’exploitation ou coexploitants, 28 % sont des femmes. Plus de 4 % des exploitations morbihannaises pratiquent l’agriculture biologique.
L’aviculture très présente
La spécialisation la plus répandue dans le département reste la production laitière. L’orientation « bovins » lait regroupe au niveau départemental 38 % des exploitations du secteur professionnel, 44 % de la SAU et 38% des UTA. Elles ont une SAU moyenne de 73 hectares. L’orientation « bovins viande » ne concerne que 4 % des exploitations. Les activités « hors sol » restent très développées. Le Morbihan réuni plus du tiers de la surface régionale de bâtiments de volaille de chair (39 % du cheptel régional de dindes). Les élevages porcins détiennent 13 % du cheptel régional porcin. Depuis 10 ans, le Morbihan a perdu le tiers des exploitations avicoles mais les exploitations porcines ont mieux résisté (- 12 %).
Plus d’exploitation en grandes cultures
Dans le domaine de la production végétale, les principales cultures sont plutôt orientées vers l’alimentation animale. Ainsi, lors de la campagne agricole 2009-2010, 56 % de la SAU était occupée par des cultures fourragères ou par des surfaces toujours en herbe et 35 % par des céréales. S’ajoute une spécialité propre au département : celle des cultures légumes industrie qui couvrent 3 % de la SAU. L’orientation « grandes cultures » concerne 8 % des exploitations de taille moyenne ou grande et 5 % des UTA correspondantes. Les structures spécialisées dans ce domaine sont plus nombreuses qu’en 2000 (+28 %). La spécialisation « maraîchage et horticulture » ne concerne que 2 % des exploitations mais est très exigeante en main d’œuvre.
Photo : Près de 40% de la production bretonne de dinde est réalisée dans le département.
La production départementale en chiffres
152 700 vaches laitières (21 % du cheptel régional)
800 000 porcs charcutiers (17 % du cheptel régional)
1,8 million de m2 de bâtiments volailles de chair (35 % surface régionale)
5 millions de poules pondeuses (27 % du cheptel régional)
368 200 hectares de SAU (22 % SAU régionale)
146 700 hectares en herbe
97 000 hectares de maïs
56 300 hectares de blé
10 900 hectares de légumes