Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Côtes d'Armor (22)
Herbe, il faut s’adapter aux conditions de l’année
 

C’est après la crise du lait de 2008 que Fabrice et Christelle Charles, éleveurs à Quessoy, ont décidé de faire évoluer leur système fourrager conventionnel vers un système herbager. Les objectifs recherchés étaient d’aller vers plus d’autonomie, une simplification du système, et une moindre dépendance des fluctuations de prix. L’évolution vers l’herbe se fait progressivement. Ainsi la part consacrée au maïs a été ramenée à de 22 ha à 15 ha et la part d’herbe est passée de 45 % à 59 %, soit 36 ares d’herbe pâturée par vache laitière au lieu de 18 ares auparavant. Le silo de maïs ouvert toute l’année est désormais fermé pendant 2 à 3 mois. La part de céréales 12 à 13 % est restée quasi identique. Les évolutions envisagées dans le temps sont de diminuer encore un peu le chargement en réduisant le nombre de génisses, d’atteindre les 40 ares d’herbe par vache, le maximum possible, et de fermer le silo 3 à 4  mois. Son objectif est aussi de produire plus de lait de printemps, période où il coûte le moins cher à produire. Mais il reconnaît qu’avec la saisonnalité et demain la contractualisation il y a une difficulté évidente d’adaptation.


La fauche devant les vaches


Comme tous les éleveurs, Fabrice et Christelle ont dû faire face à une année 2011 atypique, dans un secteur du département ou la pluviométrie a été faible. « Une année compliquée à gérer » reconnaît  l’éleveur. Pour autant il a réussi à préserver son objectifs de maintenir ses vaches au pâturage. « Je n’ai pas pu  effectuer de fauche (foin, ensilage) pour maintenir du stock sur pied ». Reconnaissant une perte de valeur. « Mais cela m’a permis de nourrir le troupeau sans ouvrir le silo jusqu’à  la mi- septembre ». Par contre, pendant plusieurs semaines, il a décidé sur les parcelles les plus avancées de faucher tous les jours devant les vaches. « Une contrainte, mais c’était la condition pour assurer la meilleure valorisation possible de l’herbe  et éviter le gaspillage». Une stratégie adaptée au contexte de l’année qui a aussi quelques conséquences qu’il faut accepter. « Des vaches un peu moins en état, une production qui fait un peu le yoyo dans le tank ». Au final, il considère ne pas s’en être trop mal sorti. Pierrre Dénès


 


Photo : Une dizaine d’éleveurs a participé à l’après midi porte ouverte sur la gestion estivale de l’herbe organisée début septembre.


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Date de l'article : semaine du N° du 23 au 29 Septembre 2011
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