Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Ille et Vilaine (35)
Longévité et TP au Gaec de la Raminais
 

Dès 1977, suite à une contamination en brucellose, la Montbéliarde a pris place sur l’élevage Renaudin (Le Lou du Lac). Un des premiers élevages « complet Montbéliard » du département. Installés dans un premier temps avec leurs parents - désormais en retraite -, Fabrice et Samuel Renaudin tirent aujourd’hui encore profit des qualités de la race. Sur l’élevage, les 50 vaches, Montbéliardes à 100 %, vieillissent bien. Une longévité qui a été travaillée notamment génétiquement.
Le nombre de lactations à la réforme se situe en moyenne à 5,6, la production laitière par jour de vie dépasse 14 kg. Alors que l’âge moyen au vêlage est de 32 mois sur les élevages Montbéliards bretons, le Gaec de la Raminais affiche quant à lui 27 mois, soit un gain économique de 200 € par génisse. Le taux de réussite en 1re IA des génisses atteint 67 % sur la dernière campagne. « Pour une meilleure gestion des veaux, les vêlages sont évités du 25 décembre au 25 février », précise Fabrice Renaudin.


Plus-value « TP » de 7 000 €/an


Côté production aussi (335 000 L de référence), la performance est au rendez-vous. La moyenne d’étable de
7 200 kg brut est valorisée par un TP de 34,4 : un point de plus que la moyenne bretonne de la race. « La plus-value « TP » est de 7 000 € / an », chiffre le contrôleur laitier. Du fait du chargement important (2,2 UGB/ha de SFP), le coût de concentré (49 €/1 000 L) pèse dans un coût alimentaire plutôt dans la moyenne (82 €/1 000 L).
« La SAU de 57 ha comprend 20 ha de maïs ensilage, 12 ha de blé, 8 ha de triticale et 17 ha de prairies. Les génisses sont surtout nourries en ration sèche. » Depuis 10 ans, les éleveurs fonctionnent en Cuma distributrice.
Dans leurs choix génétiques basés sur un large choix de taureaux, les éleveurs privilégient la production laitière avec maintien du TP, les aplombs et la mamelle. Cette année, huit génotypages ont été réalisés. Du fait de la pression environnementale (Zes, 15 000 uN), Fabrice et Samuel Renaudin cherchent à avoir moins de génisses. « L’an passé, nous avons eu recours à de la semence sexée. »


Un atelier porcin


« Bloquée » en lait, l’exploitation a développé une activité porcine depuis 1981. Du fait de la réglementation Zes, la partie maternité a été stoppée sur l’élevage en 2007. « Nous avons fait le choix d’investir dans une maternité collective située à 40 km, en partenariat avec 9 autres éleveurs. L’engraissement (1 000 places + 380 en post-sevrage) est réalisé sur l’exploitation. » La cohérence prime dans ce système bien mené.
Agnès Cussonneau



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Date de l'article : semaine du N° du 9 au 15 Septembre 2011
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