Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 35 | Article n°12141 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Ille et Vilaine (35)
Les panneaux photovoltaïques posés à même la charpente
 

2 000 m2 de panneaux photovoltaïques pour une puissance de 250 kW crête. C’est une installation de grande envergure qui a pris place sur les toitures de deux bâtiments de l’élevage Roger, à Guipel. Les modules de cellules monocristallines et amorphes, de haute performance, sont installées directement sur la charpente, ceci permettant de favoriser le rendement. « Comme le bâtiment est très aéré, nous n’avons pas mis de bac acier dessous. Les panneaux sont ainsi bien ventilés et fonctionnent mieux », explique Benoît Roger, 30 ans, installé avec sa mère Jacqueline sur l’exploitation laitière (65 ha, 370 000 L). « Une structure en aluminium et inox, fabriquée dans le Loir-et-Cher, soutient les panneaux. Le cablage a été réalisé par le dessous », précise Jacky Lorant, directeur d’Emeraude Solaire, installateur de la centrale photovoltaïque. Deux mois ont suffi pour la mise en place, « sans aucune perturbation du fonctionnement de l’élevage. »


Pérenniser sans charge de travail supplémentaire


L’idée du photovoltaïque « me trottait dans la tête depuis quatre ans. J’avais vu des installations en Allemagne en rendant visite à des amis », raconte Benoît Roger, qui souhaite ainsi pérenniser son exploitation, « sans charge de travail supplémentaire. » Produire de l’énergie renouvelable a également séduit le producteur, implanté dans une commune dynamique sur ce plan. « Des installations photovoltaïques existent déjà sur les salles de sport et de loisirs. D’autres agriculteurs et des particuliers sont également équipés. En tout, Guipel dispose d’environ 1 méga Watt crête », précise Christian Roger, le maire. Pour Benoît Roger, la difficulté majeure a été le financement du projet, d’un coût total de
1 million d’euros, sans subvention ou apport. Le Crédit Mutuel a suivi, rassuré par les garanties de 10 ans sur le matériel et sur l’installation. L’éleveur dispose également d’une garantie de 80 % du rendement sur 20 ans. Le projet a par ailleurs bénéficié de bonnes conditions d’achat de l’électricité : 60 centimes d’euro/kWh sur 20 ans, contre 27 cent. aujourd’hui et une nouvelle baisse en perspective.


La mise en place moins coûteuse


D’un autre côté, le prix du silicium, des matériaux, les marges des fabricants, des installateurs ont été réduites. « En fin d’année, nous allons proposer des installations performantes à environ 2 euros/W crête (contre 3,30 avant) », note Jacky Lorant qui dispose d’un an d’avance de travaux. « Le retour sur investissement est maintenu à 12 ans ». L’installateur va proposer à ses clients, outre la maintenance, le nettoyage des panneaux pour optimiser les rendements dans le temps.
Comme ses confrères, il souhaiterait davantage de cohérence et de stabilité politique concernant la filière. « Le nombre de personnes travaillant dans le photovoltaïque s’est réduit de moitié », chiffre-t-il. De son côté, Benoît Roger va construire un nouveau bâtiment d’élevage qui sera recouvert de panneaux photovoltaïques d’une puissance de 100 kW crête supplémentaires. Agnès Cussonneau


 


Photo : Comme la stabulation est très aérée, aucun bac acier n’a été mis sous les panneaux, explique Benoît Roger. Le raccordement au réseau a été fait le vendredi 22 juillet.







Un puits canadien rafraîchit le local technique
L’efficacité de l’installation est également assurée par un procédé original de maintien au frais du local technique en béton. L’éleveur a en effet joué jusqu’au bout le jeu du « durable », ne voulant pas d’un climatiseur. « J’ai mis en place un puits canadien. L’air est filtré à l’entrée des 80 mètres de tuyaux enterrés (en grès - 18 cm de diamètre). Rafraîchi après son passage en terre, il arrive dans le local via des bouches au sol, près des cinq onduleurs. L’air chaud est évacué par des cheminées », détaille l’éleveur qui a réalisé lui-même ces travaux (coût de 5 000 euros sans la main d’oeuvre).



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 12 au 18 Août 2011
Imprimer l'article Imprimer l'article



Quand le café devient grand cru





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)