
Le groupe des agricultrices « d’Agriculture au féminin » a décidé de porter son sujet de rencontre de l’automne sur la Pac 2013 et les conséquences probables pour les exploitations bretonnes. Elles expliquent : « Les agricultrices sont le plus souvent aux manettes des comptes de l’exploitation, mais pas souvent au fait de tous les détails des déclarations Pac ». Liées aux cultures ou à des pratiques agronomiques, elles sont le plus souvent réservées aux agriculteurs.
S’informer pour décider
Aussi pour apporter une information complète et claire aux agricultrices, le groupe de pilotage a décidé d’inviter, à cette journée du 20 septembre, Mary Henry Bouvier, économiste à la Chambre régionale d’agriculture pour présenter la Pac, les raisons du changement annoncé, les évolutions possibles, voire probables et bien sûr les conséquences en fonction des choix et des opportunités. « Nous voulons que chaque agricultrice puisse participer en pleine connaissance de cause aux décisions qui pourraient être prises ou envisagées au sein de leur entreprise ». En sachant que les décisions européennes seront prises bien plus tard, cette première approche pourra être ensuite approfondie au travers de formations qui seront mises en place. Cette démarche paraît d’autant plus importante au groupe de pilotage qu’il est désormais évident que la Pac sera probablement plus sélective, voire plus verte. « Il faudra donc se positionner en fonction des contraintes spécifiques ». Des choix partagés qui influenceront le revenu et donc la santé économique des exploitations. Elles sont d’ailleurs persuadées que « l’avenir des femmes sur bon nombre d’exploitations passe aussi par cette santé économique ». Constatant que dans certaines situations délicates, elles sont soit appelées à quitter ou soit contraintes à changer de statut.
Un point sur le juridique
Une deuxième partie de la journée sera d’ailleurs consacrée à la maîtrise de l’environnement juridique, avec la
participation de Christophe Rondel, conseiller juridique. « Il est indispensable que dans chaque exploitation, un point soit fait régulièrement à la fois sur le plan privé et professionnel. Et surtout pas se réfugier, derrière une soit disant bonne couverture juridique à un moment donné », insiste le groupe d’agricultrices. « Il y a trop souvent confusion entre les statuts, et les conséquences sont dramatiques en cas de problèmes ». Là aussi, celles qui ont suivi des formations ont pu appréhender la nécessité de vérifier les contrats régulièrement et de tirer au clair ce qui ne l’est pas forcément.
Cette journée est ouverte à toutes et gratuite (hors déjeuner de 15 euros réglés sur place). Inscription avant le 13 septembre auprès de Nabila Gain au 02 96 80 00 04, par fax au 02 96 80 00 09 ou par mail : nabila.gain@cotes-d-armor.chambagri.fr Pierre Dénès
Photo : Une partie du groupe de pilotage à la découverte de la page Facebook – Agricultrices de Bretagne.
Les agricultrices sur Facebook
Depuis quelques semaines le groupe des agricultrices de Bretagne au sein de la Chambre régionale d’agriculture a créé sa page Facebook Agricultrice de Bretagne. Déjà bien référencée elle apparaît en tête lorsque l’on tape sur le moteur de recherche : Facebook – Agricultrices de Bretagne. Cette page permet à chacune de créer son profil, de prendre connaissance d’informations, de lire des articles ou des études de débattre et de commenter.