
« Nous voulions un organisme efficace et solidaire pour pallier le désengagement de l'État en matière d'équarrissage. C'est le rôle d'ATM avicole qui assure l'interface entre les éleveurs et les équarisseurs, avec le soutien des partenaires d'amont et d'aval », déclare Patrick Bouron, président d'ATM Avicole.
Maîtriser les coûts
Bien que l'adhésion à l'association soit volontaire, plus de 90 % des producteurs français de volailles font confiance au dispositif mutualisé de collecte des animaux trouvés morts. Après la période de mise en route, l'heure est aujourd'hui à la mise en place d'améliorations dans les systèmes de collecte et de traitement des cadavres de volailles. « Notre objectif est d'améliorer le service tout en veillant à la maîtrise des coûts et à une meilleure valorisation du minerai que représentent les volailles mortes dans les élevages ». Plusieurs initiatives ont ainsi été prises, comme le testage d'équipements de stockage réfrigéré à la ferme permettant de plus gros enlèvements et donc un abaissement des frais de collecte. Auparavant, les prestations étaient prises en charge par l'État et donc gratuites pour les éleveurs. Le dispositif est maintenant privatisé, sans subvention. Il faut le rendre performant.
320 kg par passage dans l'Ouest
Au niveau national, le poids moyen de cadavres de volailles collecté par passage est de 273 kg, mais 50 % des enlèvements sont inférieurs à 177 kg. Dans le Grand Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Basse-Normandie), zone de forte concentration de volaille de chair, la moyenne de collecte atteint 320 kg par passage. Elle ne dépasse pas 91 kg en région Provence. « De leur côté, les équarisseurs ont été amenés à respecter les différents points du cahier des charges », ajoute le président. Ils doivent assurer la réception des demandes du lundi au vendredi, à l'exception des jours fériés et au minimum de 8 h à 18 h. Il leur est demandé d'optimiser le délai entre la demande et l'enlèvement des cadavres (délai de 2 jours francs après réception de l'appel de l'éleveur). « Nous attendons encore des améliorations en matière de ponctualité des passages de collecte et de modalités d'enregistrement des appels d'éleveurs », déclare le président. « Globalement, la satisfaction prévaut dans ce partenariat original, même s'il faut encore renforcer la dynamique de fonctionnement, tout en respectant les contraintes sanitaires propres à l'élimination des cadavres d'animaux ». Patrick Bégos
Photo : Dans le Grand Ouest, chaque passage de l'équarisseur permet de collecter 320 kg de cadavres avicoles.
Plus de 13 000 aviculteurs
Trois ans après sa création, ATM avicole rassemble
102 organisations de production chair pour plus de 11 000 éleveurs.
75 couvoirs et 1 420 éleveurs multiplicateurs.
105 abattoirs de volailles de chair.
461 éleveurs de volailles en circuit court.
ATM couvre ainsi plus de 90 % de la production organisée en France et une large part des éleveurs en circuit court.