
La Coordination Agrobiologique des Pays de la Loire et le Civam Bio Mayenne ont organisé récemment une journée d’échanges chez André Lebrun, éleveur de lapin bio d’Ille-et-Vilaine. Huit éleveurs et trois porteurs de projets sont venus de Vendée, Morbihan, Mayenne, Maine et Loire, Gironde, pour partager leurs connaissances techniques et donner des perspectives aux producteurs qui veulent s’installer.
1200 lapins/ an
L’exploitation d’André Lebrun comprend 40 vaches laitières et un atelier de 65 mères lapines en cages mobiles et parcs fixes, en agriculture biologique. 1 200 lapins sont vendus annuellement à BVB (Bretagne viande bio). En races Papillon, Argenté Champagne, Fauve Bourgogne et Normand, les lapins sont nourris à l’herbe et complémentés en céréale, foin et paille. 6 ha de céréales et 4 ha de prairies leur sont dédiés.
Un groupe d’échanges dynamique national
Créé en 2008, le groupe se réunit 2 fois par an pour échanger sur des thématiques techniques. Un voyage d’étude organisé en novembre 2010 à Perpignan, dans le Lot et la Vienne, a porté sur les différents systèmes bio : cages mobiles, parcs, alimentation à base d’herbe, céréales germées, salade, carottes…. Depuis, trois porteurs de projet ont débuté un élevage et un producteur a réalisé des parcs fixes extérieurs de maternité. Un groupe d’échange sur l’homéopathie est en cours de préparation pour 2012.
« L’élevage cunicole biologique se développe en France, mais reste encore sur des volumes restreints. La demande en viande de lapin biologique existe pourtant et pourrait constituer un segment de marché à développer au sein de la filière », déclare Lise Rolland, animatrice Productions Animales Civam Bio Mayenne. Elle précise que « l’accès à la production de lapin sous label AB est aujourd'hui davantage envisageable pour les porteurs de projet que pour les éleveurs de lapin conventionnels. La conversion des outils existants (bâtiments) ne semble pas facile, car les systèmes bio actuels (élevages en plein air) sont très loin des élevages conventionnels qui ont de grands effectifs en bâtiment. »
Des recherches en cours
Un groupe créé au sein de la Commission Élevage de l’Itab, rassemblant des professionnels, des acteurs de la filière et de l’enseignement, des techniciens, des chercheurs, des vétérinaires, ainsi que l’Itavi, travaille depuis septembre 2010 sur un projet de recherche-expérimentation : approche sanitaire alternative (par exemple l’intérêt du vinaigre de cidre dans l’eau de boisson) et acquisition de références technico-économiques.
Légende photo : Cages mobiles sur l’élevage d’André Lebrun à Goven. (Crédit Photo Lise Rolland)