
Sept campagnes se sont écoulées depuis la reprise en gestion des marchés du Finistère. « En 2010, les apports sont marqués d’une nette progression de près de 5 % des effectifs vendus », indique Pierrick Corlay, président du Mol. Et d’ajouter : « En animant 4 places de marchés – Lamballe, Guerlesquin, Landivisiau et Bourg-Blanc – nous œuvrons à maintenir une concurrence saine et loyale, permettant des cotations largement diffusées dans la presse et consultées par de nombreux éleveurs professionnels de la filière ».
Davantage de veaux de 8 jours
C’est dans la catégorie des veaux de 8 jours que le Mol a le plus progressé : + 1 078 animaux. « Preuve que les éleveurs y trouvent leur intérêt », analyse Yves Carfantan, directeur, qui note aussi « la bonne progression en broutards avec + 906 vendus. Ce qui porte le nombre de broutards commercialisés par le marché à 7 922 ». Les vaches, qui fournissent toujours l’essentiel des effectifs (11 329 têtes), marquent un léger recul (- 1,79 %), « en accord avec la tendance générale du marché ».
Au total, ce sont 40 456 bovins qui ont été vendus aux enchères publiques l’année dernière. « Deux mille éleveurs ont une activité régulière avec le marché », précise Yves Carfantan. Et Pierrick Corlay de poursuivre : « Sur le premier semestre, le Mol a commercialisé 21 695 animaux, soit exactement 1 542 animaux supplémentaires (+ 7 %) par rapport à la même période de 2010 ».
Le cadran breton fait des émules
Ce bilan d’étape conduit les responsables du marché à rappeler l’un des objectifs du marché : « Maintenir la cotation bretonne ». Une cotation qui l’année prochaine fêtera ses 40 ans puisque le premier marché de Guerlesquin date de 1972. Et Pierrick Corlay d’expliquer que les grands berceaux allaitants qui sont restés sur un schéma de marchés de gré à gré cherchent aujourd’hui des solutions pour dynamiser leur activité. « Plusieurs marchés traditionnels du Centre sont remis en cause. C’est pourquoi les marchés de Parthenay, de Saint-Christophe-en-Brionnais se sont orientés vers le cadran. Le grand marché de Mauriac a également un projet de marché aux enchères pour 2012 ».
Avec une volonté affichée d’attirer de nouveaux éleveurs, les responsables du Mol rappellent que « le cadran est ouvert à tous les éleveurs. Son rôle est de défendre la production bovine. Avec une mission collective de défendre des prix rémunérateurs pour les éleveurs ».
De son côté, le plus grand marché aux bovins breton vise à ajuster ses tarifs quand l’offre devient plus abondante. « Les tarifs ont baissé », indique Yves Carfantan, en précisant que le transport est mutualisé. « Avec des tarifs dégressifs selon le nombre d’animaux », indique-t-il non sans avoir rappelé que « le paiement comptant reste la règle, sauf pour les ventes en carcasse où l’éleveur perçoit un acompte immédiat de 500 euros suivi du solde 8 jours plus tard ». Didier Le Du
Légende photo : Pierrick Corlay, président, et Yves Carfantan, directeur du Mol.