
195 244 porcs charcutiers commercialisés, soit une hausse de 1,28 %. Une évolution positive satisfaisante pour la Coopérative des éleveurs bretons (CEB), alors que la tendance générale est à une légère régression (- 0,3 % pour Uniporc Ouest) sur 2010. Elle devrait baisser encore plus fortement sur 2011 et 2012.
La proximité est un atout
Ce retour à une activité plus soutenue a été rendue possible par l’arrivée de nouveaux adhérents. « Car, reconnaît Thierry Le Bihan, président, ces porcs compensent la perte de volume liée à l’évolution démographique des éleveurs de porcs et aux conséquences de la crise sur les plus fragiles ». La mise aux normes des ateliers pour le bien-être des truies pourrait d’ailleurs accélérer ce phénomène de restructuration sur les prochaines années.
La coopérative maintient sa stratégie d’accompagnement des éleveurs autour des valeurs de proximité, de partenariat, et de liberté. La proximité est réelle pour une large majorité des 100 éleveurs adhérents de la CEB « Plus de 90 % sont issus des zones proches (Trégor, Argoat, Goëlo). Naturellement, les éleveurs viennent au siège de la coopérative, rencontrer les techniciens, suivre leurs dossiers… C’est l’atout majeur de cette proximité ».
Des éleveurs libres
Les différents partenariats au sein de Porc Alliance (CEB-Elpor-Kermené), avec Celtivet ou plus récemment Triskalia contribuent à la sécurité, à différents échelons : approvisionnement, génétique, suivi sanitaire, commercialisation ou logistique. Les responsables expliquent que ces partenariats n’altèrent en rien la liberté de choix laissée aux éleveurs. « La preuve, pas moins de 8 opérateurs en aliments fournissent les adhérents (80 %). 20 % ont fait le choix d’une FAF partielle ou totale. » Les éleveurs ont aussi le choix de passer leurs porcs au MPB ou de les vendre directement à l’abattoir partenaire (Kermené). Le constat et identique en génétique. Certes la génétique femelle Naïma est largement majoritaire (60 %), mais d’autres acteurs interviennent.
Liberté qu’ils retrouvent également dans les services à la carte proposés par le groupement qui permet à chaque adhérent de payer en fonction de la prestation choisie : suivi échographie, suivi technique ou technico-économique, audit naissage, engraissement, dossier permis de construire ou installation classée.
La sécurité apportée par les partenariats peut aussi se traduire des encouragements. Une plus-value de 0,4 € par porc pour ceux qui se fournissent en aliment à Triskalia, 0,80 € par porc pour ceux qui adhèrent à la charte du « Cochon de Bretagne ». Le groupement va par ailleurs verser une plus-value de 0,4 € par porc pour des porcs qualifiés (applicable au 1er juillet 2011). Ils devront intégrer une gamme de poids spécifique et un niveau de TMP. Les critères restent à affiner.
Pierre Dénès
Légende photo : Thierry Le Bihan, président et Jean-René Joliff, responsable de l’animation du groupement.