
Les GDS (Groupements de défense sanitaire) et le Groupement technique vétérinaire de Bretagne (GVT) viennent de développer une passerelle informatique entre les logiciels Agraël et Vet’élevage, issue d’une demande des éleveurs et des vétérinaires. « Le but est de partager des données et de faciliter les échanges entre l’éleveur et son vétérinaire. Nous avons tous à y gagner », ont présenté les responsables, le 24 juin à Rennes.
Reconnu pour les contrôles
Sur l’exploitation, l’ensemble des traitements administrés aux animaux doivent être notés dans le registre d’élevage, obligatoire depuis 2000 et contrôlé dans le cadre de la conditionnalité Pac depuis 2006. Conforme à la réglementation et reconnu par l’administration lors des contrôles, le carnet sanitaire d’Agrael relié au logiciel vétérinaire permet une réduction des saisies. « L’éleveur et le vétérinaire saisissent le même registre des traitements informatisé. Les oublis ou les risques d’erreur pour la date de remise en vente sont réduits », note Bertrand Dorchies, président du GTV Bretagne. Et le suivi des soins est facilité pour le vétérinaire.
Leader sur son marché, le logiciel en ligne Agrael facilite la gestion technique et administrative des évènements de l’élevage. Sur la Bretagne, 10 000 exploitants l’utilisent pour les démarches d’identification, de suivi sanitaire, de contrôle des performances viande et lait. Il permet aussi d’effectuer et suivre ses demandes d’inséminations artificielles.
Le logiciel Vet’élevage a été créé par la Société nationale des groupements techniques vétérinaires (SNGTV). « C’est un outil à destination des vétérinaires en clientèle et accessible gratuitement pour les éleveurs. Il permet d’assurer un suivi sanitaire informatisé du troupeau, d’analyser les performances de production et de reproduction et de mieux synthétiser et valoriser les données sanitaires lors des bilans annuels prévus dans la réglementation. »
Confidentialité
Pour pouvoir activer la passerelle, l’éleveur doit être abonné à Agrael et avoir signé une convention Vet’élevage avec son vétérinaire. « Les données de l’éleveur restent confidentielles. » La meilleure circulation des informations va permettre d’optimiser la prescription médicamenteuse. « Dans de nombreux cas, la réduction des traitements, notamment antibiotiques, va suivre. » De quoi répondre à la demande sociétale et des filières accrue sur cette thématique. Agnès Cussonneau
Légende photo : De g. à dr. : Mikael Ménager, responsable marketing Agrael, Thierry Le Druillennec, administrateur GDS Bretagne, Eric Borius, directeur GDS 35, Bertrand Dorchies, président GTV Bretagne, et Jean-François Labbé, vétérinaire.