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Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 29 | Article n°12026 |
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Finistère (29)
La Normande tient la route de l’économie
 

La dernière « noire » est partie il y a un an. Mais le troupeau est orienté quasi 100 % normand depuis 3 ans. Un choix réfléchi de longue date par Nathalie et Patrick Buguel, éleveurs à Dirinon. « Mes parents avaient de la Normande. Elle m’a toujours plu ». Pour autant, pendant plusieurs années, Patrick Buguel travaille avec un troupeau mixte. « Parce que sur l’exploitation où je me suis installé, il y avait de l’Holstein », raconte-t-il. Et que la reconversion d’un troupeau est un travail de longue haleine.


Une race « fourragère »


Mais peu à peu, sur la ferme de Poulescadec, la « noire » s’efface au profit de la Normande. « J’ai travaillé le noyau repris chez mes parents. Puis, j’ai acheté deux souches sur l’élevage Marchand des Deux-Sèvres. Complété d’un achat d’embryons avec Embryo top, » énumère l’éleveur dont « l’objectif est de travailler la voie femelle », notamment sur ces quatre souches. Aujourd’hui, le troupeau est constitué de 65 vaches et la suite (50 génisses et 10 bœufs). « Vingt hectares sont accessibles, soit 30 ares d’herbe par vache », calcule l’éleveur. Et de préciser que plus de la moitié de la SAU est en herbe (38 ha). Le reste de l’assolement se répartissant en : 18,5 ha de maïs ensilage, 3 ha de betteraves et 5,5 ha d’orge. « L’objectif est de valoriser au maximum les fourrages », explique Patrick Buguel en faisant référence au caractère « fourrager » de la Normande. « En hiver, la ration se répartit comme suit : 13 kg MS de maïs, 3 kg MS de betteraves, 1 kg MS de paille ; le tout équilibré avec 2 kg de correcteur azoté et un peu d’urée si besoin ». En ration d’été, un minimum de 4 kg de MS de maïs est distribué en complément de l’herbe. La visite de cet élevage, organisée dans le cadre de l’assemblée générale du syndicat Normande Pen ar Bed – dont Patrick Buguel est le président –, a mis l’accent sur la génétique mais aussi sur l’économie. « Pour l’exercice clos en mai dernier, la marge brute est de 269 € /1 000 litres », a indiqué l’éleveur (pour une production de 6 015 litres de lait vendu par vache à 45,2 de TB et 36,1 de TP).


Bonne valorisation du lait


La richesse du lait permet d’obtenir un prix de vente du lait au-dessus de la moyenne : 353 €/1 000 litres sur le dernier exercice pour un point d’équilibre établi à 313 €/1 000 litres pour cette exploitation. « Les réformes ont été vendues au prix moyen de 919 € ». Soit environ + 100 € pièce par rapport à une vache noire. Mais d’une manière générale, la plus-value bouchère aurait tendance à se réduire compte tenu de la sélection de la race sur les caractères laitiers.
Quant aux veaux, ils ont été vendus en moyenne 152 € pièce sur cet élevage. Un prix comparativement dans la moyenne des troupeaux laitiers à mettre au compte d’une certaine réticence des éleveurs de veaux de boucherie à élever cette race réputée avoir de moins bonnes performances avec les aliments d’allaitement actuels (le Normand aurait besoin d’aliment plus gras pour mieux exprimer son potentiel). D. Le Du


 


 




25 nouveaux taureaux par an


 


Avec la fin programmée de GNA, Créavia a lancé son nouveau schéma normand il y a un an. « Aujourd’hui, la structure coopérative s’appuie sur un noyau de 550 éleveurs », explique Jean-Michel Arondel, président de la commission Normande de Créavia. Et d’expliquer qu’une production de 1 000 embryons par an permet d’alimenter le filtre de sélection prévu pour sortir 25 nouveaux taureaux par an. Dès la prochaine campagne, les taureaux génomiques devraient faire leur entrée dans le catalogue. Même si la précision de sélection actuelle (0,6-0,62) n’atteint pas celle qui est obtenue en Holstein. « Mais les choses évoluent très vite. Et l’on s’aperçoit que la précision génomique actuelle n’a parfois rien à envier à celle qui est obtenue par la voie de sélection traditionnelle sur descendance ». À noter encore que des accords techniques signés avec Urcecof (Haute-Normandie), il y a un an, permettent de compléter l’offre génétique normande notamment au travers d’un échange de gènes. À terme, d’autres accords permettront d’étoffer l’offre. Comme Amélis et Créavia qui ont terminé les expertises réciproques et peuvent à présent poursuivre la réflexion en vue d’un rapprochement éventuel.



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Date de l'article : semaine du N° du 24 au 30 Juin 2011
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