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Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 22 | Article n°12024 |
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Côtes d'Armor (22)
La Faune sauvage sous surveillance sanitaire
 

L’excellence en sanitaire n’exonère pas d’une grande vigilance. La stratégie développée par les instances sanitaires animales du département s’appuie d’abord sur la surveillance des mouvements d’animaux.  En 2010 : 83 404 mouvements enregistrés dont 31 181 naissances, 7 961 achats et 44 261 ventes. La qualification sanitaire des cheptels illustre aussi cette bonne santé puisque l’on approche les 100 % de cheptels qualifiés en tuberculose, brucellose, leucose et  IBR, et 85 % pour la BVD. Des chiffres confortés par les actions de dépistage après déclarations d’avortements, tests sérologiques ou analyses de lait. Au final, seulement deux bovins douteux en brucellose abattus par précaution et pas de suspicion pour les autres maladies (tuberculose, leucose, ESB). Le plan de lutte BVD se déroule au travers du dépistage, de l’assainissement, et de la protection : dépistage généralisé sur le lait de grand mélange (7 360 analyses) pour les troupeaux laitiers et 6 897 dépistages en troupeaux viande ; 139 plan d’assainissement ouverts, 294 IPI indemisés… ; le fichier des  bovins garantis (226 314 bovins). 4 cheptels sur 5 sont désormais en situation maîtrisée. Les efforts se poursuivent également afin de maîtriser d’autres risques, comme la paratuberculose (plan d’assainissement et projet de recherche génomique) ou des maladies inter-espèces (salmonellose, botulisme) par des actions de prévention notamment.


La prolifération accroît le risque


Se pose cependant aujourd’hui avec un peu plus d’acuité, le lien entre maladies contagieuses susceptibles de toucher les cheptels et faune sauvage. « Ce n’est pas récent, admet Jean Hars, inspecteur santé publique vétérinaire à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). La faune sauvage peut effectivement véhiculer des maladies, sans pour autant être toujours responsable de toutes les contaminations ». Mais il faut reconnaître que ces dernières années, certaines espèces sauvages  (sangliers, cervidés, renards, ragondins) ont vu leurs populations se multiplier. « Ce qui veut dire augmentation des dégâts aux cultures, accroissement des risques d’accidents sur la voie publique et évidemment élévation des risques sanitaires ». Des populations plus nombreuses, pas toujours facile à maîtriser malgré les plans de chasse, et qui sont porteuses de nombreuses maladies : brucellose, tuberculose, peste porcine dans le nord de la France. Cette prolifération fait évidemment croître le risque de contact avec les animaux d'élevage, et donc celui de transmettre de maladies. L’un des aspects mis en évidence par Jean Hars est celui de la tuberculose chez les animaux sauvages. La recrudescence, dans quelques départements français (Côte d'Or, Dordogne) à partir de 2004, inquiète. La contamination viendrait des bovins qui ont véhiculé la maladie vers les animaux sauvages. Quelques espèces sont devenues réservoirs (cerf, sanglier, blaireau). « Avec la problématique de la maladie, très difficile à éradiquer chez eux ». A noter que dans le département, la FGDS et la Fédération des chasseurs collaborent sur ce dossier des risques sanitaires entre cheptels et faune sauvage pour une surveillance accrue. Pierre Dénès


 


Photo : Louis Blandel, président de la  FGDS, entouré de Patrick Le Porvost, directeur (à droite) et de Jean-Charles Quintard, directeur des services vétérinaires (à gauche).


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Date de l'article : semaine du N° du 24 au 30 Juin 2011
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