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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Lait | Article n°12008 |
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L’office du lait veut une organisation transversale et indépendante
 

Paul de Montvalon, producteur en Maine et Loire, président de l’office du lait, animait mardi à Plérin une réunion organisée conjointement par la Coordination Rurale, la Confédération Paysanne et  l’Apli. Les positions sont tranchées et il a la dent dure envers les partenaires historiques de l’interprofession qu’il pense de connivence pour imposer une nouvelle organisation de la filière laitière qui ne serait qu’un copier-coller de ce qui existe déjà avec toujours le Cniel, structure fermée, au centre du dispositif. D’ailleurs, les trois organisations ne militent plus pour leur entrée dans l’interprofession. Elles attendent surtout le jugement du recours intenté pour le remboursement des CVO (cotisation volontaire obligatoire) avec le secret espoir d’ébranler l’équilibre financier de l’interprofession nationale. Le combat de l’office du lait se porte donc sur deux points essentiels : les organisations des producteurs et les contrats. Il fustige vertement les initiatives sur le terrain de ceux qui ont commencé à mettre en place des organisations de producteurs par entreprise et les coopératives qui modifient  les règlements intérieurs. « Le décret sur les organisations de producteurs n’est pas paru. On attend une directive européenne . Quant aux coopératives, elles n’ont pas vocation à représenter les producteurs. La preuve, au Cniel elles se sont toujours rangées dans la famille des transformateurs ».


Un contrat unique


L’office du lait milite en fait pour une organisation transversale et indépendante des producteurs. C’est d’ailleurs dans cet esprit qu’a été créé, le « France Milk Board », dont la mission serait de représenter tous les producteurs, qu’ils livrent à une entreprise privée ou qu’ils adhérent à une coopérative. La campagne d’adhésion a déjà démarré. Mais elle se télescope avec la mise en place des organisations de producteurs par entreprise. Pas sûr que les producteurs s’y retrouvent. L’objectif est donc de créer le rapport de force entre la collectivité des producteurs et les entreprises et de discuter sur un contrat initié par les producteurs. « France Milk Board » devrait faire une proposition dans les prochains jours. Car pour les 3 organisations, les contrats proposés par les laiteries et parfois certains points contenus dans le règlement intérieur des coopératives sont assimilés à des contrats d’intégration. Il est évident que des articles qui stipulent que l’éleveur ne peut envisager une cession partielle ou totale de sa référence sans avoir l’autorisation de la laiterie, voire de l’OP font bondir. Ou encore qu’il devra intégrer une mensualisation du lait livré et donc s’affranchir de toutes les contraintes liées à son métier d’éleveur (climatiques, sanitai-res…)  « La référence historique doit rester la propriété du producteur et la laiterie n’a pas à s’immiscer dans la gestion de l’élevage », dénonce Jean-Marc Thomas représentant de la Confédération Paysanne. Il estime en outre « qu’il n’y a aucune raison de se précipiter sur les contrats, puisque les quotas sont en place jusqu’en 2015 ». Pierre Dénès


 


Photo : Jean-Marc Thomas, estime qu’il ne faut pas se précipiter sur les contrats puisque les quotas sont en place jusqu’en 2015.







Les bases du contrat


Le contrat proposé par « France Milk Board », applicable à tous les producteurs, devrait s’articuler autour de plusieurs points clés : un prix de base identique pour tous les producteurs qui intégrerait les notions de coûts de production et de rémunération du travail, des critères européens de paiement avec par exemple un retour à la base des 400 000 cellules, une gestion mutualisée des volumes. Les responsables ne réfutent pas la notion de durée qui pourrait être de
5 ans. Ils excluent par contre les notions de double prix – double quota, la gestion mensualisée des volumes, le transfert de propriété, les atteintes à la liberté des producteurs  …





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Date de l'article : semaine du N° du 24 au 30 Juin 2011
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