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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Légumes | Article n°11987 |
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Les légumes bretons en avance
 

Les légumiers rassemblés au sein de l’AOP Cerafel ont affiché une bonne année 2010, aussi bien en plein champ que sous abri, qui s’est traduite par un chiffre d’affaires en hausse. La production 2010 atteint 630 000 tonnes. Sur la campagne 2010/11, une bonne conjoncture s’est renouvelée en chou-fleur, avec 141 millions de têtes vendues à un prix moyen de 52 centimes.
S’agissant des productions en cours, les légumiers observent une avance liée au beau temps sur le printemps. « En artichaut camus, le 5 juin, nous avions passé 675 000 colis, contre 150 000 à la même époque en 2010. Le prix moyen est deux fois moins important pour le moment », donne en exemple les responsables du Cérafel.
En brocoli, salades d’été, fraise, pomme de terre primeur... une avance est également notée. De quoi déstabiliser les marchés. Concernant l’échalote, les prix très bas de la campagne 2009/10 laissent aujourd’hui la place à de meilleures conditions de marché. « 5 % de surfaces supplémentaires sont attendues sur 2011/12. La vente télématique va également être lancée. »


Offre bio grandissante


L’offre bio a représenté 9 300 tonnes sur 2010, en hausse de 14 % par rapport à 2009. Les crucifères maintiennent leur part : 70 % des apports. « Des difficultés de commercialisation ont été rencontrées cet hiver, car l’offre est grandissante et la demande ne semble pas évoluer aussi rapidement. La concurrence, notamment étrangère, est forte, et la production bio bretonne est désorganisée », déclare le Cérafel. Une augmentation des volumes est attendue pour 2012. « Les modes de mise en vente vont être adaptés et des sous-groupes de travail “produits” vont être constitués. »
Joseph Rousseau, président du Cérafel, est revenu sur la difficulté de « programmer les mises en marché » des productions légumières. « L’offre et la demande varient en permanence et le prix se fixe au niveau optimal à l’instant t. » Et d’appuyer avec l’exemple de l’endive : « Lorsqu’une partie importante des volumes est engagée, cela se traduit par une inertie forte pour l’ensemble du marché. Sur un hiver rigoureux comme 2009/10, l’endive du Nord s’est vendue à un prix régulièrement bas, alors que les autres produits, notamment la salade, ont connu des hausses régulières. »


Un véritable fonds de mutualisation


Sur la prévention et gestion des crises, le président insiste : « Nous demandons la possibilité de créer un véritable fonds de mutualisation commun à plusieurs OP, qui serait géré par l’AOP. Ses actions permettraient d’étaler la production, d’élever le niveau de qualité, d’orienter les produits vers la transformation et en dernier recours, d’effectuer des retraits de marché. » Le Cérafel attend par ailleurs une issue favorable sur les aides différenciées en serres, qui privilégient actuellement les adhérents aux AOP nationales. Agnès Cussonneau


Photo : Joseph Rousseau (président du Cérafel), à droite, et Yvon Auffret (directeur).


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Date de l'article : semaine du N° du 17 au 23 Juin 2011
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