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Une fabrique d’aliment sur roues et sur commande
 

Marc Guéguan a définitivement remisé son ancien aplatisseur à céréales pour passer à la vitesse supérieure : fabriquer ses aliments complets jeunes bovins et vaches laitières sur l’exploitation, sans investir dans une fabrique, trop onéreuse pour les besoins d’une structure laitière d’une cinquantaine de vaches (effectif en augmentation). Des besoins annuels évalués à une centaine de tonnes de produits finis,  fabriqués à base de matières premières produites en grande partie sur  son exploitation. « Je suis à la recherche d’une plus grande autonomie », justifie l’éleveur. « La volatilité du prix des concentrés m’a incité à contacter un prestataire de service, pour sécuriser le prix de revient. » L’idée est de faire appel  au camion usine de  l’entreprise Valoreal, basée à la Croix Hélléan, qui tournera sur les départements 22, 29 et 56, dès la fin du mois de juin.


Incorporer des protéines produites sur la ferme


Le coût de la prestation est de 25 euros par tonne d’aliment fabriquée, auquel il convient d’ajouter  un forfait de déplacement de 40 euros. Marc Guégan, par ailleurs producteur de céréales sur une centaine d’hectares et anciennement producteur de taurillons, possède déjà deux cellules de stockage d’une capacité totale de 70 tonnes. « Une petite dizaine d’hectares de céréales stockées me suffisent. Une cellule supplémentaire me permettrait de stocker des pois, de la féverole ou du lupin produits  sur l’exploitation pour limiter les achats de tourteaux. Je pourrais aussi stocker du maïs grain pour l’intégrer aux formules de fabrication. » Le camion usine passera toutes les 3 semaines ou une fois par mois. L’incorporation d’additifs en petites quantités est possible (minéraux, hépatoprotecteurs, capteurs de mycotoxines…).
Les produits finis sont répartis dans des petits silos existants ou dans des « bigs bags », « La fabrication est une nouvelle facette intéressante du métier d’éleveur. De plus, on travaille avec de la matière première noble. La traçabilité de la formule est totale. » La demande existe. Les élevages bovins sont les premiers ciblés. Le camion peut également fabriquer, à raison de 10 tonnes par heure, des aliments pour volailles bio ou fermières, pour ovins, caprins et pour des porcs, plus particulièrement dans certains ateliers de l’élevage ou de manière ponctuelle sur l’année. Au-delà d’un certain tonnage, l’investissement dans une fabrique sur la ferme est bien entendu plus rentable. Bernard Laurent


Photo : Une démonstration a eu lieu la semaine dernière chez Marc Guégan, à Locmalo.


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Date de l'article : semaine du N° du 17 au 23 Juin 2011
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