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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Lapins | Article n°11960 |
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Le naissage, cœur du travail technique
 

« Nous avons obtenu des revalorisations qui permettent juste de compenser le prix des intrants », explique Alain Guillotel, président de Celtalliance. Comme pour les autres productions animales, la hausse des matières premières alimentaires a touché de plein fouet le lapin. Les 72 éleveurs du groupement ont commercialisé 2,46 millions de lapins en 2010, soit 2,8 % de moins que l'année précédente. Près de 60 % de ces lapins ont été produits sous signe de qualité correspondant à un cahier des charges.


Maintenir les élevages


La baisse des volumes est liée aux arrêts d'élevage, les prix de vente des trois dernières années étant insuffisants par rapport au coût de revient réel du kg de lapin. « Tous nos efforts sont axés sur la pérennisation des élevages », déclare Alain Guillotel. « Notre préoccupation première est de mainteniren activité le maximumd'élevages. » Deux axes de travail sont privilégiés pour l'année 2011 : l'amélioration des performances techniques et la maîtrise des dépenses de santé. « On peut encore progresser techniquement », assure Sébastien Lopez, vétérinaire. « Le nombre de kg de lapins vendus par IA explique 42 % des écarts de marge brute constatés entre élevages. » En moyenne, les adhérents produisent 15,39 kg de lapin/IA contre 15,36 en 2009. « Nous nous situons à 0,47 kg/IA au-delà de la moyenne nationale, mais la progression est faible. Les meilleurs éleveurs (25 % supérieurs) produisent 17,62 kg de lapin/IA. »


Amélioration de la prolificité


En engraissement, le taux de perte progresse (5,82 % au lieu de 5,39 %) mais la maîtrise reste bonne. « C'est en maternité que nous avons des marges de progrès », précise le vétérinaire. « Il y a un déficit de prolificité au niveau du groupement. » Le nombre de lapereaux nés par mise-bas plafonne, en moyenne, à 9,26 et celui des sevrés/mise bas à 8,17. « Le cœur du travail technique de l'éleveur se situe en maternité. Les actions entreprises pour améliorer la fertilité et la prolificité commencent à porter leurs fruits. » Le suivi personnalisé dans chaque élevage avec un bilan intermédiaire tous les 4 mois est un outil intéressant de progression. À partir de cinq critères essentiels, le taux de mise-bas, le nombre de nés totaux, les pertes en engraissement, le poids et l'âge à la vente, le nombre de kg vendus par IA, l'éleveur dispose de clignotants pour poursuivre le travail d'amélioration.


L'enjeu de la démédication


Au niveau sanitaire, l'enjeu principal reste la démédication. La lutte contre l'antibiorésistance est un enjeu de santé publique. Le ministère de l'agriculture a fixé l'objectif de réduire de 25 % l'utilisation des antibiotiques en élevage, sur 5 ans. « L'interprofession lapin a montré sa volonté d'avancer dans cette voie », souligne Alain Guillotel. Les efforts faits sur les 7 dernières années ont permis de réduire les dépenses de santé de 160 €/t à 120 €/t, tout en améliorant les performances techniques. « La mise en place d'indicateurs de suivi de consommation doit permettre de réduire encore cette dépense. » Une priorité incontournable pour les éleveurs. Patrick Bégos


 


Photo : Alain Guillotel, président de Celtalliance (au centre), entouré de Michel Salaun, vice-président (à droite) et d'Eric Guillermic, animateur.

 






La consommation patine


Au niveau national, on note une stabilité des abattages de lapins sur les trois premiers mois de 2011. Les ventes d'aliment sont en repli de 3,9 %, de même que les inséminations (- 3,1 %). Comme toutes les viandes, le lapin souffre d'un déficit de consommation. Sur les quatre premiers mois, la consommation des ménages serait en baisse de 5,8 %, alors que les prix ont augmenté de 3,9 %. La baisse des volumes affecte surtout les lapins entiers (- 9,3 %) alors que les ventes de morceaux progressent de 8,4 %. Les groupements bretons ont mis en place une maîtrise de la production pour passer l'été, un point positif signalé par les abatteurs.


 



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Date de l'article : semaine du N° du 10 au 16 Juin 2011
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