Lundi dernier, Pascal Mailhos, préfet du Finistère, a réuni les gestionnaires des ressources en eau et la Chambre d'agriculture du Finistère, pour faire un point sur la situation hydrologique dans le département.
L'écoulement des cours d'eau a connu une dégradation au cours du mois d'avril. Après un sursaut début mai dû aux dernières précipitations les débits rejoignent les minimales de période de retour de 10 ans ; ils sont inférieurs à ceux de 2003 à la même époque. Il y a une avance de l'ordre de deux mois sur le déroulement d'un cycle hydrologique moyen.
Les retenues destinées à soutenir l’étiage des cours d’eau et à assurer l’alimentation en eau potable des usagers sont toutes proches de leur niveau maximal, à l’exception de la retenue de Saint-Michel à Brennilis.
L’alimentation en eau potable des usagers n’est pas préoccupante à court terme, la baisse de productivité des captages étant compensée par des prélèvements dans les eaux superficielles.
Les jeunes plantes à la peine
Concernant l'agriculture, les pluies enregistrées tout début mai ont satisfait globalement les besoins des plantes à leur stade de végétation, cependant l'absence de prévision de précipitation à court terme maintient une situation précaire sur le développement des semis de printemps et la productivité de l'herbe. Pour les éleveurs en manque de fourrage, Pascal Mailhos invite les maires à mettre en relation les propriétaires privés disposant de parcelles inexploitées avec les agriculteurs de leur voisinage qui auraient besoin de fourrage pour leur bétail.
Le préfet, à ce stade, n'envisage pas de mesures de restriction des usages de l'eau, mais appelle d'ores et déjà les habitants du Finistère à limiter leur consommation d'eau tant pour les usages domestiques que pour les utilisations à caractère économique et à lutter contre le gaspillage.
Les services de l’État rappellent que les maires ont la possibilité, en application des dispositions prévues par le code général des collectivités territoriales, de prendre des mesures de restriction d’usage de l’eau en provenance du réseau public en cas de situation critique localisée.
Enfin, la végétation étant particulièrement sèche, l'attention de tous ceux qui pratiquent des activités extérieures est appelée sur les risques importants de départs de feux.
Un nouveau point de situation sera fait début juin.