
Le mouvement Cuma est souvent considéré com-me un réseau social qui dépasse l’utilisation du matériel en commun. Il permet des rencontres et des confrontations d’idées. C’est aussi un réseau d’expérimentation pour des matériels innovants.
La fédération départementale est régulièrement partenaire de démonstrations, par exemple sur le désherbage alternatif de céréales ou de maïs, sur la mise en place ou la destruction de couverts, les tests d’épandage de fumiers ou de lisiers avec de nouveaux équipements (guidage par satellite)… Elle est aussi appelée à étudier avec les agriculteurs, des projets de mise en commun de moyens plus spécifiques, comme la désileuse automotrice de fourrages. Elle sera par ailleurs partenaire de la semaine Innov’ action, initiée par la Chambre d’agriculture du 20 au 24 juin prochain.
Tout au long de l’année la fédération accompagnent les Cuma. Outre l’appui spécifique à chaque structure dans son fonctionnement ou pour étudier de nouvelles attentes des adhérents, elle organise des rencontres par secteur et propose des services comme le contrôle obligatoire des pulvérisateurs, 198 pulvérisateurs diagnostiqués en 2010, ou le banc d’essais tracteurs, 51 diagnostics réalisés. Ces derniers ont mis en évidence des manques de puissance, liés à des défauts d’entretien ou à de la sous- utilisation, de la surconsommation ou une mauvaise utilisation du carburant.
Une création et trois regroupements
Parmi les évolutions marquantes en 2010 on notera une création, « La Cuma de l’étoile à Pluduno » avec 5 adhérents et 3 regroupements. Les Cuma de Logon à Coëtlogon et de l’Avenir sont devenues la cuma Log’avenir, les deux Cuma de compostage agricompost et argoatcompost se sont regroupés au sein de la Cuma Armor Compost. Enfin, les 2 Cuma tracteurs de Haut-Corlay se sont regroupées. À noter aussi un échange intercuma entre la Cuma de Plouasne à l’Est et la cuma Ran Dour à La chapelle neuve à l’ouest. Les principaux achats ont concernés en 2010, les tracteurs (22), les presses à balles rondes (19), les épandeurs (18), les remorques (12) et plateaux à pailles (6), les déchaumeurs (13), les semoirs à maïs.
Le mouvement Cuma génère en fait une activité économique non négligeable : un chiffre d’affaires proche de 13 millions d’euros soit près de 85 000 euros en moyenne, des investissements (7,3 millions d’euros) et de l’emplois. 41 Cuma emploient 87 salariés permanents.
Pierre Dénès